AU SEIN M’AIME


 

baliperkasatour_img_09652012-06-185

AU SEIN M’AIME

Du temps que les parasols mangeaient pas de pins, mes paumes hennissaient rien qu’à l’odeur du crottin. Combien de fardiers m’a-t-il fallu tirer pour, flèche à part, découvrir qu’il manque toujours des pierres pour parvenir au chevet de l’abside. Les Cayennes n’ont-elles pas toujours un ruban à apprendre ? Rosa, rosa rosace. La saison des cultures s’écoule en procession, pénitents sous cagoules. Une Vierge Noire tout en blanc devra trembler combien de millénaires, derrière un couteau d’excision en branle-bas ?

Scan1 LA CHAINE0016

 

Des rives du Tibre royal aux offrandes du Gange, je me promène une crémation indonésienne, avec quelques buffles au sacrifice d’une croyance Toraja bien plus humaine que celle, que des tueurs prétendus sensibles à un monde neuf, pratiquent. Au Sulawesi (Les Célèbes) à religion animiste, on consacre à l’Homme un respect sans interruption de la vie à la mort. A leurs décès après avoir été gardés dans leur demeure un temps indéfini,  les adultes embaumés sont déposés à flanc de montagne dans une niche creusée dans le roc, où leur effigie regarde éternellement la nature. Les petits enfants décédés, sont mis dans un sac accroché aux branches d’un arbre. Ainsi l’arbre en les nourrissant de sa sève les tiendra en vie.

La mer balance mes regards, je ne vois rien en échouage. Les estrans sont nourriciers. L’homme cet imbécile présomptueux, petit à petit, approche de l’heure de vérité où il n’aura plus loisir de s’excuser auprès de la Nature.

Niala-Loisobleu

5 Décembre 2015

baliperkasatour_img_09612012-06-184