REFLETS D’ESTRANS 3 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Marais Moëze-Oléron / Mes Mains causent de se taire / Voeux cassés


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REFLETS D’ESTRANS 3 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Marais Moëze-Oléron / Mes Mains causent de se taire / Voeux cassés

 

L’horizon haletant  tremble sur le rideau de scène. Si les chemins de faire forment un train de bois,

de ta main dans la mienne,

je t’emmènerai en draisine

reméandrer un ruisseau en ria.

Ne cherche rien qui bruisse, nous sommes dans le vert jusqu’aux mollets, les tremblants graminent pour préserver la faune par la flore.

Bien sûr que je voudrai plus rien entendre du bruit des mots menteurs qui cassent les petits cailloux des chemins. Trop besoin de la pierre pour porter le monde un peu plus loin. Mais pourquoi reviennent-ils toujours se mettre en avant ?

Ici tes yeux deviennent l’eau avec le ciel en surface dedans.Passent des oies sauvages.

Une larme saute comme une grenouille en faisant frissonner les lentilles- instant que choisit un héron cendré pour débusquer – dans des cygnes glissant en remorque.

Perdus nos papiers, volonté de se vouloir clandestins à notre tour. Embrasses-moi j’ai le sel qui cône sur la langue. Je ne suis pas le meilleur, ni le dernier

Jour de l’An, je ne voeux plus rien me laisser prédire. L’ânée sera, point barre. Je t’aime sans besoin de dates pour m’en souvenir.

Niala-Loisobleu

31 Décembre 2015

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REFLETS D’ESTRANS 3
2015
NIALA
Acrylique s/toile 65×54

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REFLETS D’ESTRANS 2 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Lune / Si mes mains pouvaient effeuiller


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REFLETS D’ESTRANS 2  / Le Grand A d’Amour mis à flot / Lune /

Si mes mains pouvaient effeuiller

Je prononce ton nom
Au cœur des nuits obscures,
Lorsque viennent les astres
Boire l’eau de la lune
Et que dorment les feuilles
Des secrètes ramures.

Je me sens tout sonore
De passion, de musique,
Folle horloge qui chante
Les heures de jadis.

Je prononce ton nom
En cette nuit obscure
Et je l’entends sonner
Plus lointain que jamais,
Plus lointain que toutes les étoiles,
Et plus plaintif que la douce pluie.

Pourrai-je un jour t’aimer
Comme je fis naguère ?
Mon cœur, où est la faute ?
Si le brouillard s’éclaire,
Aurai-je une nouvelle
Passion, tranquille et pure ?
Ah, si mes doigts pouvaient
Vous effeuiller, ô lune !

Traduction d’André Belamich

(Federico Garcia Lorca, Livre de poèmes.
Poésies I, 1921-1922)

Ma langue à la tienne  ô Lune, ce sont les quartiers chauds du soleil..

Niala-Loisobleu

30 Décembre 2015

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REFLETS D’ESTRANS 2
2015
NIALA
Acrylique s/toile 73×60

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REFLETS D’ESTRANS 1 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Capable de Bonne-Espérance ma Bonne Mer !


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REFLETS D’ESTRANS 1 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Capable de Bonne-Espérance ma Bonne Mer !

D’une main

à la trempe, index de côté

je me laisse porter bord à bord de ton encre

Quand la mer salive

je ne peux rester à sec de Toi

Tes rouges calanques à flanc de mes palisses

font dunes

empreinte de pattes d’oiseaux

un frémissement du platin

sans algues à rade

Si ton corps allongé lèche l’écume

au travers des bulles de la marée montante

le Grand A d’Amour

lâche son ber, flotte, vogue, largue les voiles

Posé au faîte du mât

un soleil

rissole la darne des rochers

à la plancha de la cabane

On entend l’ombre se glisser sous le ponton

Tu ne dis plus que

j’effeuille

tes yeux me post-scriptum :

Top laisse

venir la nudité du silence

que nous jouissions du m’aime cri

Niala-Loisobleu

29 Décembre 2015

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REFLETS D’ESTRANS 1
2015
NIALA
Acrylique et collage s/toile 73×60

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Intricacies Of Nature By Tiffany Bozic Tiffany-Bozic12

TRANSIT SCION

Combien de temps depuis la dernière fois qu’il s’est rendu visite? Comme il est, tout nu, sans la cravate et le cache-sexe à rendre l’androgyne invisible

– A poil, laissez vos fringues sur le divan, on va se balader tous deux hors.

Nous ne sommes qu’en étranger sur un reste d’épave flottant aux crêtes d’un coq absent des levés de  couleurs. La plaine des horoscopes est moins grande qu’une cabine d’essayage. Mais tu peux t’asseoir sur la lunette du chiotte, l’instant est idoine. Conseil, relèves le couvercle, pas de fausse modestie entre nous.Le fond de gogue ça vous place face à face son évidence avec soi-même. Reflet d’un trou dans l’eau du trou, hitchcockien instant de vérité. En corps faut-il être honnête et pas se faire le sphincter du traître.L’environnement pouvant influer, il est recommandé de faire ça à l’écart des feuillées communes, la minceur d’absorption sonore du cloisonnement pouvant dévoyer l’aveu des flatulences.Dans le rôle de dame pis pis, apparaîtra Gustav. Non voyeur. Impartial. Rien dans sa voix n’incite au détournement, on ne trompe personne, planques pas ta lumière dans ton ombre dit-il d’un ton posé.Le transit va t’ouvrir au paysage que t’enferme.

L’espace  dézipe sa tenue bling-bling. M’aime à n’y pas croire, une petite robe noire blanchit  le passé en déposant son parfum de coeur ouvert. Chant de paradis à soie, plein de cocons faisant des noeuds, une nuée de papillons bleus. Le sable en traversant la jointure des doigts, laisse le sel en bagues. Un oiseau marteau-piqueur, avale le ver de la pendule, maboule, le voici qui rit pour amener les larmes à la joie. On ne refait pas deux fois la traversée de sa vie.

Niala-Loisobleu

29 Décembre 2015

 

 

 

 

 

 

 

Carnets z’Intimes d’un Pêcheur à Pied 3 / Folie picturale & poétique d’un Hippo campé tout au long de la Coubre


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Carnets z’Intimes d’un Pêcheur à Pied 3 / Folie picturale & poétique d’un Hippo campé tout au long de la Coubre

Ton visage de sein, je le vois toujours en double, que ne m’as-tu acidulé l’agrume, ces longs soirs où trop de cigales énervaient ma guitare, il faisait parfois, tiens comme aujourd’hui une pleine lune à te voir étalée sur les plis de ma chanson. Tes fesses sont la fente du plus grand sourire que cette planète prétend à voir. Ton cul ma Dame  en frottant mon crin de son assise ne m’a jamais traîné dans les bas-quartiers où on fait de la femme de la viande à consommer. Franc, sois, d’assise. Ainsi greffée mon encolure sent comme le croisement de tes poils pubiens à ma crinière est l’iso-selle renversée, égalité côte à côte, tous rochers écartés. Etocs. A dada. Henni soit qui mal y panse.

 

Proverbes et chansons (CXXXVI)

Jamais je n’ai cherché la gloire

Ni voulu dans la mémoire

des hommes

Laisser mes chansons

Mais j’aime les mondes subtils

Aériens et délicats

Comme des bulles de savon.

J’aime les voir s’envoler,

Se colorer de soleil et de pourpre,

Voler sous le ciel bleu, subitement trembler,

Puis éclater.

…À demander ce que tu sais

Tu ne dois pas perdre ton temps

Et à des questions sans réponse

Qui donc pourrait te répondre ? (VIII)

…Chantez en cœur avec moi :

Savoir ? Nous ne savons rien

Venus d’une mer de mystère

Vers une mer inconnue nous allons

Et entre les deux mystères

Règne la grave énigme

Une clef inconnue ferme les trois coffres

Le savant n’enseigne rien, lumière n’éclaire pas

Que disent les mots ?

Et que dit l’eau du rocher? (XV)

Antonio Machado

Jamais croisés dans un manège, d’école andalouse du pur sang à rab, pas plus et encore moins au Cadre Noir des sauts mûrs. Personne ne nous a vu sur les roulettes de la domestication. D’ailleurs comment cela aurait-il pu se faire puisque nous n’exhibons rien de nos positions sans tabous, dans des réunions partouze-tuperware à domicile ou publiques.

La blancheur de tes côtes sauvages bronze sans que le maillot trace le plus petit maux. Seules les pinèdes que nous prîmes à témoin, peuvent certifier de la beauté de nos cris. A part nos roues a gorge personne n’a monté les éclats de voies plus ô, le phare de la Pointe Espagnole s’étant limité à les localiser, pour interdire aux autos de chercher à s’y garer.

Je n’ai de mots à t’écrire, je t’ai entendu me dire : Encres-moi vite au creux de l’âme sans descendre de cheval.

Niala-Loisobleu

28 Décembre 2015

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LA GRAND CONCHE


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LA GRAND CONCHE

Je me sens né à chaque instant

à l’éternelle nouveauté du Monde…

[…]

Le Monde ne s’est pas fait pour que nous pensions à lui

(penser c’est avoir mal aux yeux)

mais pour que nous le regardions avec un sentiment d’accord…

Fernando Pessoa

(Le Gardeur de troupeaux et autres poèmes, trad. Armand Guibert, p.40, nrf Poésie/Gallimard)

Vois comme un arrêt sur image ça met en voyage. Je n’irais pas cueillir de gui plus de lustre où l’accrocher. Quand nous dansions aux tombées des ans, cocagne tendait son mât, jusqu’au petit matin le branle hennissait du sabot. Des rubans aux cannes on embrassait la Mère avant d’aller s’en tailler un autre d’une cayenne à l’autre. Compagnon, y es-tu ? A croire que le cours de la vie a remis les portes basses à jour.L’humilité fait défaut. On ne fait plus qu’utiliser le mot à toutes les sauces. Mascarades, pour trouver l’embarcadère faut creuser un puits, sans garantie que la vérité y sera pas tarie.

Laisse-moi ventiler ces odeurs de graillou, goûtes mon poisson à laisse cabêche, il est cru sur parole. Suis au carré du matin au soir. Dis-moi, t’aurai-je un jour menti de la bouche en cessant de ne m’adresser à Toi qu’avec les doigts ? T’aurais-je laissée boutonnée, zippée comme une trappiste sans jamais descendre à la mine ? Hein et aux foins, t’ai-je jamais dit à partir de main tenant on épile ? Comme si faux-cul j’aurais pu me convertir aux faux-seins….Ah label église, y a de quoi voir rouge.

J’suis l’pirate de Vallières. Ce matin-là où, quittant mon Paname, je mis sac à terre à St-Georges de Didonne, je renouais avec mon début dans la navigation sous pavillon noir. Un bail, mon Amiral.

Tu vois c’est quand j’ai senti ton souffle au travers des boutons de ta nuisette, que mon pyjama avait du quelque temps avant, se lier d’amitié avec la chaise. A te voir ainsi, comme une figure de proue, ça m’a mis l’étrave cap à peindre. Une nouvelle histoire de mots chauds à te servir au lit mon Amour. T’inquiètes, le grand bruit que tu viens d’entendre c’est le quotidien et sa gueule de raie que je viens de pousser dans l’escalier. On va y voir clair en courant sur la grand conche !

 

Niala-Loisobleu

27 Décembre 2015

 

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