GERMINE HALL


GERMINE HALL
Des doigts la peau tâte
On dirait que la paume se voudrait sébile
prise du glacé s’emparant des artères
veinules isolées du coeur
Ô monde,
non ne m’abandonne pas au parti d’indifférence, tu sais combien j’ai le derme tactile
je ne ferais jamais l’aumône à l’amour
En cela d’être étranger m’adoube au solitaire
diamant du pauvre
sans bague à la patte
L’automne
de toutes parts
engrosse en catimini de son bourgeon nubile
l’utérus d’un printemps avenir
de ses éjaculations solaires
Niala-Loisobleu
29 Novembre 2015

NASCENTIA


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NASCENTIA

Sur la bande d’enduit faite en raccordement à la cimaise de l’orée, la poutre manifestant sa charpente, jeta son Bon Jour en vertèbre.

Commença à apparaître la voûte

Assise au reposoir des bons corbeaux

De certaines plates-bandes au circuit des croisées, déchirant l’opaque tenture, vînt la nascentia, bruissante chair de poule, en mélange odoriférant émanant de la poussé native.

Humain silence du cri.

L’église en jetant sa flèche aux marches de l’arc-en-ciel se fit pure, non-bigote à l’instar du sacré libre de toute obédience.

J’en eu le pouls ceint de l’union par le couteau aux deux veines, buvant au sein gonflé de cet amour sans comparable possible, Tout de l’Autre, un Bleu Double.

Il se peut,

nôtre volonté n’ayant pouvoir que sur nous-mêmes, qu’alentour l’orage meurtrier gronde avec ses sinistres assujettis, oui, certainement. Raison impérieuse de ne pas taire l’éveil de l’amour qui vient à nous.

Amour je t’embrasse des dix doigts, lèvres à tes aréoles en communion !

 

Niala-Loisobleu

29 Novembre 2015

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