TE VOILA PENDU


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TE VOILA PENDU

À portée, dans cette rue piétonnière, combien de brins d’herbe essaient de se soustraire à l’emprise du pavé ?
Je n’ai pas besoin de les voir, il suffit de se tourner du côté éteint des façades pour sentir combien le vert manque. Curieuse époque que la nôtre qui finit par enfermer le dehors à force de circonstances contraignantes. Les cordes se détendent, les noeuds se desserrent mais juste pour faire semblant. C’est au moment où tu présentes ton signe de confiance que la trappe s’ouvre sous tes pieds. Te voilà pendu, bel et bien. Enfin « bien », faut par interpréter de travers.

L’herbe est étouffée par l’asphalte. Pas le droit d’être fou au sens littéral, c’est juste autorisé pour faire joli dans une phrase appropriée et seulement quand ça arrange. A la poterne l’amour retourne par les souterrains, dissimuler son existence, il ressortira que pour jouer la comédie au premier besoin d’intérêt. Une éternelle jeunesse a été réservée à la tromperie.

 

Niala-Loisobleu

28 Novembre 2015

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9 réflexions sur “TE VOILA PENDU

  1. Je voudrais marcher sur les dunes à l’aube et regarder un nouveau jour se lever, saluer l’espoir et me dire que tout est bien. Mais je marche sur l’asphalte des jours gris de novembre… Il fait froid et triste dans ma ville. L’espoir se terre comme un animal effrayé très loin dans mes rêves.

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