CANE BLANCHE


CANE BLANCHE

« Je te cherche. Ta voix même a été prise par le brouillard. […] Où es-tu ? Je joue aux quatre coins avec des fantômes. Mais je finirai bien par te trouver et le monde entier s’éclairera à nouveau parce que nous nous aimons, parce qu’une chaîne d’illuminations passe par nous. Parce qu’elle entraîne une multitude de couples qui comme nous sauront indéfiniment se faire un diamant de la nuit blanche. Je suis cet homme aux cils d’oursin qui pour la première fois lève les yeux sur la femme qui doit être tout pour lui dans une rue bleue. »

André Breton, L’Amour fou, 1937.

J’en étais au mur à me frotter, ma foi on gratte tout ce qui pourrait parler à force d’iphone aphone et de clavier muet, quand j’ai poussé mon cri en braille sur une musique aveugle en quête d’un glissement de cane sur mon ô.On peut pas dire et se taire en m’aime tant.

Ne me demandez  pas par où c’est la rue bleue, j’suis d’dans jusqu’aux deux trottoirs de la fenêtre.

Niala-Loisobleu

26 Novembre 2015

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5 réflexions sur “CANE BLANCHE

  1. M’aime qu’au point de crois l’espoir se tripote. Il faut se garder du froid, d’autant difficile quand l’hiver est au bord de nous.
    Je me peins plus de soleil ce matin dans ce brouillard. Une sorte d’idée ailes au coeur
    ❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️ en volées…

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  2. Est-il besoin d’une canne blanche quand l’aveugle voit l’au-delà et le par delà ? Quand à la cane blanche, elle a beau faire coin-coin, elle en sait plus que n’importe qui sur la rue bleue des deux trottoirs en face à face. Demandez à l’oiso assorti. Il vous guidera dans les traverses.

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