TOI MA PLAINE


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TOI MA PLAINE

Tes seins

gorgés de vie

aréolent

mes peurs de vivre

d’un levé du jour

Frémissant du refus d’abandon

ton ventre

où cerclent des rondes enfantines

varappe au-dessus des abîmes

D’une vertèbre à l’autre

j’embouche tes hanches

du haut-bois de ta fourche

aux percussions de tes cris

Redressant nos chants en berne

tu pousses de l’arbre d’amour

ton pulpeux corps bel de fruits

hors de l’automne retroussé

Niala-Loisobleu

19 Novembre 2015

 

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