COÏN SI DENSE


COÏN SI DENSE
Au virage d’une main coupée
restée par taire
ne passant pas là par hasard
mes oreillettes tendirent les leurs
Comme elle battait en corps
la mettant en visière
se la greffèrent loin devant
bouche à bouche
Par l’apporte cochère
une horde de chevaux bleus
ruant
s’attela à tirer l’amer du croissant
Niala-Loisobleu
17 Novembre 2015

L’AMOUR, OUI QUE D’AMOUR EN TOI


Dan Maywiju2dN8r1qa5045o1_500

L’AMOUR, OUI QUE D’AMOUR EN TOI

Hier au déroulé des jours muets, j’étais cet autre errant de chacun de nous. En instance aux extrémités délacées, penchées l’une vers l’autre depuis leur rive respective

Le temps a ses périodes comme toute oeuvre picturale.

Des nuages et chevaux de frises collés aux chicanes d’un contrôle dilettante, passaient tous les possibles d’une artillerie souterraine embarquée par des sous-mariniers sans scrupules. Taupe là faisaient des marchands bestiaux au chant de foire, en nourrissant des idées barbares. Sauf que voilà au jeu du perroquet y a le consentement arbitraire du tempérament ovin et le libre-arbitre du mouton gardé par le Petit-Prince. Un mouton qui rue.

Sont passés les spectres de tant de reprises du chant de guerre que mon parcours croisa, j’aurais pu croire un instant voir les fleuristes recouper les fleurs pour les remettre aux fusils au son du funeste « On les aura ».

Minute de silence.

Le train est à quai, les femmes et les enfants refusent de servir de matériau au prochain sacrifice. Que le monde sorte de sa torpeur afin que nous puissions à viser juste.

C’est alors que Toi, surgissant des nappes lacrymogènes, tu sortis ton flanc pour un vu de profil au sein palpitant, nue comme tu me vins le soir de nos noces où, blanche émergée d’un noir à n’en plus finir, nous nous emboîtèrent le souffle de nos âmes en un seul.

Des cris rendus à leurs douleurs respectives nous effaçâmes les figurants, les renvoyant côté cour pour sortir mutés côté jardin. Nimbés de ce bleu unique qui caractérise le vert de la sève, rideau grand-guignol tombé. Tu venais d’exprimer ta sortie du néant. Ton extraction reptilienne de sous les caillots noirs de la stase. Ta résurrection. Ton cessez-la-feue. Je vis désormais tes ailes d’une double raison.

Et ni l’un ni l’autre ne nous sommes ébaudis à côté du sujet.

Humbles jusqu’à l’os, depuis notre moelle  greffée.

L’Amour, oui que d’amour en Toi,

neuve de cette petit-fille restée au bois-dormant..

Niala-Loisobleu

17 Novembre 2015