ETAT DES LIEUX 7


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ETAT DES LIEUX 7

L’une après l’autre les maisons blanches se décrochent des arbres. La mer s’éloigne des poissons, les pieds de vignes se jettent dans le  vain. Un ciel sans nuages devient un mouvement  sans têtes à faire voyager quand on est couché sur le dos. C’est le cinéma La Pagode qui décroche du plafond. Mes milliers de pas ne se seront rassemblés autour de ma rue de Verneuil que pour rencontrer l’épars de tout ce qui se noie en lui-même. Fâcheux destin. A quoi bon semer quand les autres ne veulent que récolter.

Combien en faut-îles pour en trouver ailes ?

Ce ne fut pourtant pas faute de monter des rangs de pierres sur la fondation du repoussement de l’impossible. Les couloirs de l’offre de coeurs désespérés ont plus de portes que Barbe-Bleue ne pourrait vouloir de placards.Que le temps soit à ce qui lui passe par l’humeur, il y en a toujours une qui cogne pour entrer. D’un coup l’extase leur fout tant le soleil au nid que l’arrière disparaît  pour que rien que devant s’ouvre la route sur les ronciers de la croisade. Un port-ex-porc, le preux importe les délices, les eaux bleues, les magies de l’espoir rencontrées, l’incomparable, la délivrance, le superlatif dans toutes ses phases.

Avec son échelle à tondre les mauvaises herbes, quelques mots de simple drapé sur le nu, la bonté d’une sincérité à faire pleurer les saules pour qu’Ophélie ne plonge, sa révolte devant l’imposture, sa manie de repeindre le ciel, d’y croire, de vouloir, y fait chier chui là, vite qu’y barre avec son bleu que j’m’encage à mon ombre !

Niala-Loisobleu

6 Novembre 2015

15 - 1 (1)

https://www.youtube.com/watch?v=7LIHWmQKBu4&list=RD7LIHWmQKBu4