SERRES-TOI BOIRE CONTRE


2015 - 1

SERRES-TOI BOIRE CONTRE

Frémissant d’un désir qui se retient par la bretelle, le temps ne tiédit que de la rage d’être.

Bien sûr l’entrave de la course au sac, pille
Au loin un cri sourd au bord d’une vue qui baisse, entre deux champignons de la dernière nuit, voilà la décélération qui chuinte.

On monte dans la descente. Sous les feuilles une plume couve l’oeuf des phrases.

Mon Coeur je ne suis pas loin. Serres-toi boire contre
P.S. : N’ôte pas l’écharpe de mes bras, ta poitrine bien que forte est si fragile.

Le voisinage râtèle la meute. Ils sont tous retournés. Me voici face.

D’un air d’accordéon je suis sur ta nacre, dix doigts en dedans du niveau de la mer.

Ah tu avais reconnu l’air, je m’en doutais,

t’as les ris du poil plus gutturaux que l’acoustique d’une guitare sèche.

C’est bon quand tu soulèves les pois de ta robe pour taper du talon.

Quoi qu’il fasse, on n’hôte pas sa peau contre un caleçon long.

L’incommunicabilité du transport nous est étrangère.

Il suffit pour ça d’entendre les gargouillis de nos silences dans les canalisations de nos ventres.

Tu te souviens de cette grosse pierre qu’on souleva du dégoût d’aimer,

elle a encore monté de trois étages.

Et rien à louer.
Caresses ton petit poisson rouge. Le fleuve nous reflète l’un dans l’autre plantés.

Niala-Loisobleu
3 Novembre 2015

2015 - 1 (1)

https://www.youtube.com/watch?v=7-0lV5qs1Qw

FRAIS DU PREMIER MATIN


1_Olga Zervou - Different Pulses

FRAIS DU PREMIER MATIN

Je m’aime des doigts

trempés

aux chemins des vols d’oiseaux

Mimétique au tant de notre seul coeur

battant d’un temps non engrené aux horloges

Les rouages des réverbères perdent trop de l’humide

du cri des étoiles de l’avenue cosmique

le geste  de la première étincelle

n’a pas pris le temps d’être mental

unique vérité du non-dit du langage humain

Native manifestation

une eau innocente gazouille

mains tendues au dessus du berceau  d’un désert

Je m’aime oui je m’aime

mais de l’autre

antipodes de nôtre tout

ébarbé de ce qui serait demeuré caché

Autour de la face du décor se tenant en coulisses

les devantures claquent dans le sens du vent

poussé par l’esprit des catacombes

Mémoire-vive

de ce premier matin qui apparut au tombé des poussières du big-bang

Nous sommes restés androgynes

indissolubles

inséparables

siamois

du premier matin d’amour nu…

Niala-Loisobleu

3 Novembre 2015

P1040722

https://www.youtube.com/watch?v=_58AnhnbIgI