ÉTAT DES LIEUX 6


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ÉTAT DES LIEUX 6

L’heure affiche son présent, minutes de conséquences et secondes de traces à relever. Des heures clouées d’étoiles, lin tendu aux marées sur le châssis des bers, il n’y a pas eu que des passages aboutis, mais toute odyssée doit avoir son écope à bord.

Voilà un cycle qui, en dehors de cernes aux yeux, ne fait que nous enfoncer dans sa lise. La peur aux fesses de voir l’incompétence devenir mention d’examen. Nul n’a le droit d’ignorer le devoir…sauf les apprentis-sorciers du nouveau monde, uniquement préoccupés par la réussite es qualité du nul accompli.

Depuis que j’accroche des wagons à la petite locomotive de mon jardin d’enfants, la traversée d’un si long tunnel n’avait eu lieu. On a même plus la guerre pour entrer dans la résistance. Interdit de mettre l’œil à la portière sous peine de se pocher les deux aux parois du noir.

Alors la Muse se mettant l’oiseau en coiffe a percé le plafond pour y refixer la boule à faire reluire les parquets. Sortant le bandonéon de l’étui du barrio, un coup de miror au percolateur, quelques œufs durs dans le viandox et du fendu profond dans le décolleté, elle a mis le piano-bar des anesthésistes du quotidien au placard.

– Allez Loiso, viens me faire denser,

prends-moi dans tes bras qu’on se décortique le valseur de la nasse à crabes. Allons sur la jetée appareiller au chenal pour passer les grosses balises Botero. Miro et NIckie nous attendent pour faire l’aronde à relancer du printemps. Je voyage d’assez longtemps pour avoir le sens de la navigation sans Géricault et sa méduse ras d’ô dans le gilet de sauvetage. Plongeons dans l’amour jusqu’au cou, si ça tourne on ira tout droit sans s’attarder au rétro !

Niala-Loisobleu

29 Octobre 2015

https://www.youtube.com/watch?v=tRo-blKqQuE

LA MER MORTE


29.10.15 - 1

LA MER MORTE

Raie dans les cheveux
du marais
un chenal
à flancs de vase
s’ouvre entre les yeux du vent

Spartiates
au creux des dunes
des pilotis
appontent
des cabanes à senteur de goudron

Couchées sur le dos
les aiguilles de pins
se donnent aux palisses
sans rien retenir de la lise

Mouvances du sable nauséabond
Entre les orteils sales des oyats, passe le chant noir d’une sirène,

l’appeau tendant son piège déguisé de blanc

Ma langue est restée longtemps au soleil
A courir entre les fleurs de sel
Muqueuse infatigable
refusant l’ironie du sort

Là où pousse l’écume
ils ne pipent mots
aux chants de la sirène
opinant de la crête
la mémoire vide plein la cale

Il se pourrait que de sales idées
attisées par les feux d’artifices
naufragent la liberté

Des encres au poids niais
j’ai la répugnance du matricule tatouage
portant le costume rayé de l’espérance

Dis-moi
si la colère de l’amer
crachant une vague plus haute qu’un peuple couché
balayait, coulait, engloutissait tous les faiseurs de politique de la perte, les prédicateurs d’ordre nouveau, cette Marine-Salope qui drague le bas-fond de la dignité humaine
Dis-moi que cette vague n’aurait rien de scélérate
naisse pas ma mer ?

Niala-Loisobleu
29 Octobre 2015

ssssssssssssss

https://www.youtube.com/watch?v=qOm9D46MHuY