SOUS LES AQUAR’AILES


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SOUS LES AQUAR’AILES

Alors que les portes aux bords des trottoirs continuaient à entrer et sortir en un incessant battement, celui-là qui informe de la marche de la pompe de vie, dans cette salle du Prieuré où j’attendais ta visite, le journal m’a appris que tu ne viendrais plus.

La première fois depuis 35 ans. Pas facile. M’aime impossible à s’y faire.

Alberto Muro te voilà parti.

Je peux dire que t’as été mon photographe officiel durant toutes ces années. Quand parti à Royan pour une retraite méritée, on a fait des photos sur le Bd Garnier, marquant le besoin de suite.. Un lien viscéral que celui-là.

Puis avec Mano, ton épouse, vous êtes revenus à Cognac. A croire que la terrible guerre d’Espagne qui comme beaucoup d’autres vous a conduit à l’exil, vous menant à Cognac, avait décidé que ce serait là que t’aimerais la chaleur de la terre.

Alberto, comme j’aurais voulu qu’on partage cette renaissance extraordinaire de mon expo en cours, l’accueil que le public lui réserve est symbolique..

Mais je te connais assez pour savoir que c’est pas possible que tu y sois pas pour beaucoup.

Alors je te mets des morceaux d’aquarelles dans les ailes, la pureté de notre amitié, ta douceur qui va si bien à ton regard sur la couleur me paraissent bien cadrés pour un sourire à poursuivre….et puis parmi tant d’autres, je choisis deux photos du magnifique reportage que tu avais fait dans mon atelier de Jarnouzeau….attention à ta tête ne te la recasse pas sur la ferme de la charpente….

Bon voyage Albertito…

Niala-Loisobleu

25 Octobre 2015

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.https://www.youtube.com/watch?v=enYGAkX7Mm0

4 réflexions sur “SOUS LES AQUAR’AILES

  1. Merci Sacha B.

    Dit de la force de l’amour

    Entre tous mes tourments entre la mort et moi
    Entre mon désespoir et la raison de vivre
    Il y a l’injustice et ce malheur des hommes
    Que je ne peux admettre il y a ma colère

    Il y a les maquis couleur de sang d’Espagne
    Il y a les maquis couleur du ciel de Grèce
    Le pain le sang le ciel et le droit à l’espoir
    Pour tous les innocents qui haïssent le mal

    La lumière toujours est tout près de s’éteindre
    La vie toujours s’apprête à devenir fumier
    Mais le printemps renaît qui n’en a pas fini
    Un bourgeon sort du noir et la chaleur s’installe

    Et la chaleur aura raison des égoïstes
    Leurs sens atrophiés n’y résisteront pas
    J’entends le feu parler en riant de tiédeur
    J’entends un homme dire qu’il n’a pas souffert

    Toi qui fus de ma chair la conscience sensible
    Toi que j’aime à jamais toi qui m’as inventé
    Tu ne supportais pas l’oppression ni l’injure
    Tu chantais en rêvant le bonheur sur la terre
    Tu rêvais d’être libre et je te continue.

    Paul Eluard

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