LE CACHE NÉ



Dans les trous où tu te loges bien mieux que dans le plat d’une vie à deux, nous ne reculons devant rien pour oser l’absence en tout ce qu’elle a d’habitudes. Au questionnement auquel est plus ou moins soumis l’humain nous pourrions répondre à toutes questions du type : là où tu prends chaque jour ton pain j’ai l’odeur de ta mie présente, bien que n’ayant aucune idée du chemin qu’on doit prendre pour le boulanger. Il en va ainsi de gestes par milliers, le bruit du raclement de ta chaise lorsque tu te lèves, la voix du chien si t’en avais un, c.est possible après tout, comme ce qui face à toucher et qu’on ne voit jamais. La vie est un  multiple de recherche permanente du bonheur dont le plus grand nombre court ou trop vite ou ne pars jamais. À rire. Il faut. Tiens à ce propos je ne me tromperai pas de seins quand ta poitrine se laisse aller, alors que je pourrai ne pas t’entendre te rincer les dents. Un instant ouvrir le tiroir. Pour aérer le refoulé ça vaut une place de si né. Les gens s’étonnent à me voir. Je dois reconnaître que la fantaisie est une couleur qui fait peur au plus grand nombre. Je cherche pas. Pourtant ça marche tout seul. Et je ne dis rien. Le bavardage me priverait trop de l’observation. Mis sur le trottoir des sites sociaux, le sentiment humain n´est que du simili.Tiens de te sentir comment tout le fourniment du quotidien te cache, c’est plus proche du beau que de tout ce laid répandu .Et ce que personne ne saura jamais c’est ce que Toi t’es seule à me vivre toute entière dans mon cœur. Toi toute ma Poésie. Mon plus beau parcours d’amour.

Niala-Loisobleu

20 Octobre 2015


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AUTODAFE


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AUTODAFE

Mur qui chinoise les lascives figures de nos corps
Arrachés aux linges trempés de mes délires

Rabattus des satins
Dégrafés des barbelés de la cellule de dégrisement
Hoquets
Râles
Petits cris déchirés de la poitrine
Chuintements humides
Au chevalet les membres s’écartèlent tirés aux quatre coins de l’oeuvre folle

Serai-je couleur ou suis fus z’un

Pauvre esquisse d’oeuvre inaboutie

L’enfant mort-né de l’artiste abandonné par la Muse
Tes seins trempent aux godets de lin rouge de quinacrodine
Et je dégouline brûlant d’un glacis d’ocres terre de sienne
Les bras gras de tes hanches rouge naphtol
En dégradé tout au long d’une colonne
Qui feule au ruisseau d’émeraude de ta croupe ouverte vermillon
Torrent d’orange jaune citron pressé que ton ventre libère
Sous la pression du couteau qui te zèbre titane en pâte noir d’ivoire
Des orteils au cou par le mélange des cuisses menant les pieds au ciel
Ton jardin moussu des derniers ors d’automne
Voluptueusement ourlé de coulures opalines
En mares phtalocyanine vert cendre et bleu électrique
Cercle con centrique qu’un spalter large jette Kandinsky
Sur ton pubis ondulaire Delaunay
Où la colombe cherche Magritte
Aux seins mûris de bronze Maillol verdis par les Tuileries
Suivant la couleur qui danse avec nos ruades
Violaçant les roseurs éclatées au buisson ardent des soies de mes brosses
Danse sauvage écrite en cris de lumière
Qui arc-en-ciel le sourire de ta bouche balançant sa goutte tyrien du Gange
Au jet d’un hurlement qui transperce la toile
Et vibre au-delà

Mais au-delà de quoi, de qui, de où ?

en l’absence de la complicité de l’élan spontané

on va signer Autodafé au-bas du raté…

Niala-Loisobleu

20 Octobre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=qzh9ip72ias