LES ARBRES EN CIEL (Aspect des Parenthèses)


LES ARBRES CIEL (Aspect des Parenthèses)

P1040785

LES ARBRES EN CIEL 1

2015

NIALA
Acrylique s/toile 55X46

P1040787

2015

NIALA
Acrylique s/toile 65X50

P1040792

LES ARBRES EN CIEL 3

2015

NIALA
Acrylique s/toile 46×38

Et alors mon ch’val devrait rentrer dans l’ordre

ne plus jouer du piano

ni remuer de l’aqueux

Non mais

Mettons-nous bien d’accord

mon P’tit-Gars

tu restes imper et moi non malléable

avant que j’mords

Niala-Loisobleu

14 Octobre 2015

FESSES DE NOBLESSE


Véronique Paquereau paquereau03

FESSES DE NOBLESSE

Moi, j’aime beaucoup les gens qui s’aiment. Enfin ceux qui jouent pas avec…

Entre un projet de renouvellement de l’air du champ des Six Reines de l’Eugène, qui prévoit de remplacer les chênes par une forêt d’héô hyènes, et le chemin de derrière la cabane, par un échangeur à péage, pour aller dégazer au fond du jardin….j’hésite pas un instant, je jette les mécaniques et garde les fonctions naturelles.

Et c’est avec tendresse que j’écoute les belles histoires de fesses. Parce que la fesse à ses lettres de noblesse. Ce ne sont pas que des pitoyables gymnastiques, des acrobaties phallusico-éromanesques-à-3-balles, qui peuvent décrire l’émotion que me procurent ces sphères traversées par le détroit du pétard, le suez de panorama, l’isthme à elles, le ben trou fion de la étrange légion, le chemin des dards d’à n’elles, la côte d’y voir, le chemin des douaniers, le chocolat de chez pousse-king, la place vents dôme, va-t’y quand à Paques et à la Trinité, mais toujours à pieds, sans te presser.

Tiens je vous laisse devant une histoire belle comme la pureté. Je m’éviterai de vouloir l’écrire, ne me sentant pour ce genre, guère doué dindon
LE ROSE AU FRONT
Ou la correspondance érotique de Gabrielle et Constant pendant la première querre mondiale

Extraits choisis de la correspondance érotique de deux époux séparés pendant la première guerre mondiale. Constant et Gabrielle se sont mariés en 1904. Ils tiennent un petit commerce de vins et spiritueux dans un petit village du Jura jusqu’à ce que Constant soit mobilisé en 1915.
Lettre de Gabrielle, 24 août 1915

Retire-toi dans le petit endroit réservé à tous et là réfléchis à ce que je te dis. En rêve suppose que je suis contre toi. Prends la petite qui bientôt à ma pensée sera surchauffée ; fais-toi pointu et donne avec efforts tout ce qu’elle me destine. Tu verras comme ce sera bon et comment tu seras soulagé. Ne fait pas cela trois semaines avant ton arrivée ici car tu aurais de la peine à agir ensuite. Il faut conserver ta bonne liqueur quelque temps de façon à ce que le flacon reste bien plein.

Lettre de Constant, 2 septembre 1915

J’aurais bienvoulu avoir la chère mignonne, va ; mon désir ardent toujours a été violent cette fois-ci, mais j’ai eu beau jeu d’user d’expédients, le lulu a fait la sourde oreille ; on dirait qu’il se refuse à tout et ne veut être gentil qu’avec sa petite sœur. Ah ! Si elle avait été là, ça aurait été les inondations de 1910 !

Lettre de Gabrielle, 7 septembre 1915

Alors ce petit lulu ne veut pas fonctionner du tout là-bas ? Mais pauvre chéri tu n’as pas pu suivre exactement mes conseils, n’étant pas dans votre abri. C’est au cantonnement seul que la chose sera faisable. Il faut que tu puisses te mettre alaise et que ton attouchement la fasse vibrer en la frottant toi-même du haut en bas et cela à toute vitesse. La chaleur jointe à mon souvenir complètera l’excitation et les veuveux de lulette chatouilleront le petit lulu encore davantage. Je suis désolée de te voir souffrir ainsi et vraiment, c’est intolérable pour toi. Il vaudrait encore mieux, je crois, que tu puisses rencontrer une femme proprette et saine qui te fera passer tes moments de passion sans que tu y attaches le moindre amour.

Lettre de Constant, 11 septembre 1915

Ah ! Combien j’étais heureux avec toi et je ne le savais pas. Mais tu sais ma belle la Guerre m’aura servi et je saurai apprécier mon bonheur futur qui sera plus grands encore que le premier. Ma chère belle, ne me prends pas pour un martyr, ma souffrance sexuelle ne va pas à ce point. Ne cherche plus d’expédients, ma belle, pour me procurer de bienfaisants épanchements, je veux tout garder pour toi. As-tu donc peur que je t’en livre trop ? Mais je ne saurais avoir recours à un bon remède car c’est toi et toi seules qu’il me faut.

Lettre de Gabrielle, 13 septembre 1915

Mon adorable petit totome, comme nous allons être heureux cette première nuit ! Ce sera une grande fête et dans nos cœurs et à la maison ! Moi je tiendrai lulu, toi tu tiendras lulette et il en sera ainsi dans tous nos instants de solitude. Je te promets que lulu ne s’en ira pas gonflé comme il arrivera. Ah non ! Je veux qu’il soit entièrement soulagé et qu’il ait même besoin de repos à ton départ.

Je suis très heureuse de savoir que mes lettres te font grandement jouir. Je voudrais qu’en les lisant ton jet parte tout seul. Prends tes précautions auparavant et glisse un mouchoir contre le lulu afin qu’il décharge à volonté. Je me cache dans les jambes de mon totome en mettant ma languette contre le lulu bien-aimé.

Un mois plus tard, Gabrielle rejoint son mari pour quelques jours avant que le régiment de celui-ci ne soit envoyé en Serbie. Ils ne se reverront plus. Atteint de dysenterie, Constant meurt à Salonique le 5 janvier 1916. Gabrielle lui survivra jusqu’en 1969.

(Sources : le monde hors série oct-nov. 2008)

Ainsi va le monde et sa tragédie. Eternel psycho-drame où se croisent indistinctement dans un brouillard épais, Tartuffe, Messaline, Pierrot et Colombine.

Constant et Gabrielle

une histoire à moi façon,

scato-pure comme l’âme de l’amour

qui se poudre pas de suc que rit…

Niala-Loisobleu
14 Octobre 2015

14.10.15 - 1

https://www.youtube.com/watch?v=JALug3tM_aU