ASPECT DES PARENTHESES


ASPECT DES PARENTHESES

« j’écris bateau et une quille fend la tant vaste mer
et les arbres poussent sur les espaces enneigés
entre regard et regard se meuvent
des animaux retenus à terre par leurs plumages de fer
et de rosée d’or quand la lune s’éclipse
en leur communiquant le rut et la nomade joie de vivre

je pense automne ou hiver
et le feu résineux des pinèdes goutte sur mon visage
sur mon corps en gestes timides
voici le temps
du capricorne réduit à la cachette tatouée
sur l’aile minérale de l’oiseau en plein vol je dis nuages
éclair herbe eaux
homme
sursaut océan sel corps épuisés
transhumantes passions je dis
et surgit déboule goutte se dresse se meut vit
meurt
mais ne croyez pas qu’il soit simple de nommer
ranger et désordonner le monde

pour que ne s’efface pas cette tremblante écriture
j’ai besoin de rêve et de cauchemar
de la proximité vertigineuse des miroirs et
de passer la nuit au fond de moi avec les mains sales
du travail ardu de construire les gestes exacts
de la joie que par négligence dieu a abandonné à la fatigue
de la fin du septième jour »

Al Berto

11220840_10200843961937873_1030505417319810763_n_The old doll par Ryan Conners

Je m’écries pêne aux serrures des étages

qui rampent au levé des couleurs, pourtant mis en face de fissures dans la fertilité des fleuves

il faut trouver le bon tiret entre deux maux

Le bruit des portes condamnées fait froid dans le dos ; la dernière cigarette en brûlant les poumons du rêve

soumet à l’asphyxie du futur

Rien de tout ceci n’a de désespoir en l’huis

les portes sont les gardiennes du mystère ouvert en en-tête

la face cachée des sentiments ne parle pas le langage des choses,

elle procède des devoirs de réserve  pour la sauvegarde de l’humain

Niala-Loisobleu

2 Octobre 2015


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FLORE

Né du cri d’un moment donné

où d’horizon en attente

un rai passait déjà l’apporte

Quelques brous saillent

des coques dénoyautées

Avoir ton empreinte aux encriers

et tâcher de déhaler l’encre

de la pointe de la racine

au faîte de la cime

Bleue

violette

verte

rouge comme un noir furibard

sans la honte

Que c’est parce que tu me manques

de ci comme de ça

que t’es omniprésente

au contraire

de ce qui colle contre

Rosée

oeil de larme

bouton de lèvres

cheveux d’herbes

silence des profondeurs

nervure de fièvre

Niala-Loisobleu

2 Octobre 2015