FLASHS 1


Ettore Aldo Del Vigo - Tutt'Art@ (21)

FLASHS 1

Ce moment qui vous prend, n’importe quand et n’importe pour vous transporter dans un des épisodes de votre vie est fréquent. L’enfance tient le trousseau de clefs. Une pour la porte, les autres pour les armoires. Je vis cela au quotidien.

Mon Paname, ma rue de Verneuil, pierres d’achoppement de mon édifice, tiennent le vouloir rompre avec le banal. Là tout petit, j’ai pris conscience de  de ma solitude, elle n’a pas changé, les années n’en ont rien terni.

C’est le m’aime combat que je mène.

« Enfant, je me sentais solitaire, et je le suis encore aujourd’hui, car je sais et dois mentionner des choses que les autres, à ce qu’il semble, ne connaissent pas ou ne veulent pas connaître. La solitude ne naît point de ce que l’on n’est pas entouré d’êtres, mais bien plus de ce que l’on ne peut leur communiquer les choses qui vous paraissent importantes, ou de ce que l’on trouve valables des pensées qui semblent improbables aux autres. Ma solitude commença avec l’expérience vécue de mes rêves précoces et atteignit son apogée à l’époque où je me confrontais avec l’inconscient. Quand un homme en sait plus long que les autres, il devient solitaire. Mais la solitude n’est pas nécessairement en opposition à la communauté, car nul ne ressent plus profondément la communauté que le solitaire ; et la communauté ne fleurit que là où chacun se rappelle sa nature et ne s’identifie pas aux autres.

Il est important que nous ayons un secret, et l’intuition de quelque chose d’inconnaissable. Ce mystère emplit la vie d’une nuance d’impersonnel, d’un « numinosum ». Qui n’a pas fait l’expérience de cela a manqué quelque chose d’important. L’homme doit sentir qu’il vit dans un monde qui, à un certain point de vue, est mystérieux, qu’il s’y passe des choses, dont on peut faire l’expérience – bien qu’elles demeurent inexplicables, et non seulement des choses qui se déroulent dans les limites de l’attendu. L’inattendu et l’inhabituel font partie de ce monde. Ce n’est qu’alors que la vie est entière. Pour moi, le monde, dès le début, était infiniment grand et insaisissable. »

Carl Gustav Jung ( Ma vie ) Souvenirs, rêves et pensées

Photo de psychanalyse jungienne.
De la campagne où me voici l’odeur des rues sent toujours le métro des chemins
les arbres du bord de mer ont des bateaux du bassin des Tuileries
même manège
où les chevaux de bois tournent dans les rêves  que Chagall a initié
Que de ponts de la Seine à la scène
Que de d’automnes ont engendré la renaissance des printemps
Des pierres vont et viennent
mes vibrations à la verticale
couchant l’ombre au levé du soleil
Mon secret ?
L’acception naturelle du mystère…
Niala-Loisobleu
1er Octobre 2015
Erik Jones

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