BLEU NU


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BLEU NU

La rougeur du feuillage ?

Dans le tourment des pendules cette aile qui bat, roulement incessant. La mémoire vive cogne, chaque coin de seconde me l’a dessiné de son musc. Vent d’aisselles qui s’est enfui de la bretelle dans la chute du sein trop lourd. Les feuilles où la pilosité a trainé marquent.

Dans mon souvenir un geai me les chante bleu nuit.

Qu’en sait-elle ?

Entre l’idée de peindre, qu’on peut s’en faire simplement, l’atroce passe nécessairement en force dans la couleur de l’espoir fait amour.

C’est dur, tout est mou.

Des doigts le mental voudrait donner le ton. Tante Jeanne, oh, je fais pas de la cuisine. Surtout pas.

Non.

Refus d’un plus savoir, j’ai peur, ça tremble au mot peint,  Va falloir sortir de la tranchée.

Assaut.

Lacérer l’étoile de lin, le bleu se hissera.

Frissons, oui

vous avez dit frissons ?

Retroussé à nu.

Le trait défile, ondulant, une vapeur, Le glacis chauffe. Transparence, voilà casser l’opaque.

Monte avant que la marche se mette à descendre. Jamais le délire ne fut approché d’aussi près.

Mot juste, vite je l’arrime à la rampe. Le palier lance ses planches dans un geste de salut. Les longues branches des arbres bleus qui étaient privées de bras dressent la tête. Une amarre ? Oui. Avec sceau à l’accorde.

De la chair, peindre sensuel, pour l’orgasme bleu. Un mort me donne « Les couleurs du Temps », je m’abonne à ailes.

Emoi dans la gorge. Nous ne nous essuierons qu’aux chiffons de nos langues. De mes doigts elle est bleu nu d’un sein à l’autre éclaté, avec les yeux grands ouverts, le poison vomi.

Niala-Loisobleu

16 Septembre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=4hTpR-TYTZ0

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