ESSENCE DE ROSE


Adrian Borda - Love Slowly Kills

ESSENCE DE ROSE

La dernière goutte m’a prise jusqu’au genou, une douleur des orteils. Tout défile en arrière. Depuis ? Oh rien . Le son était coupé bien avant que mes doigts cessent de pouvoir écrire.

Fleur de mal, odeur de marre et basse.

Cette petite fille qui s’enferme dans son album à colorier, Quel silence ont parfois les bruits de ferraille avant qu’ils vous traversent le coeur. La maison bleue de Frida n’a jamais été plus rouge que ses cris de peinture.

En rangeant le vélo dans le placard à poubelles, les arbres les plus proches ont tiré la porte. L’air de rien. Là où l’écume a perdu le jour, il n’y a plus de cheval qui court, l’histoire est par taire.

Dormir si ce n’était pas toujours debout, mais n’oublie pas de fermer la cage en sortant.

L’été finira plus pourri qu’un champignon .

« Mes yeux et la fatigue doivent avoir la couleur de mes mains.

Quelle grimace au soleil, mère Confiance, pour n’obtenir que la pluie.

Je t’assure qu’il y a aussi clair que cette histoire d’amour : si je meurs, je ne te connais plus. »

Paul Eluard

Niala-Loisobleu

14 Septembre 2015


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L’HOMME QUI SORT EN RENTRANT…

Du tant périmé où les trains sifflaient

comme les sept-nains

reste-t-il de l’embauche pour un vrai travail sur soi-même

Voyageur allant nulle part
Partant de gares vides
En voies de garage
Triage impossible
L’aiguillage est grippé.
Ah ah ah
Je suis l’étreint fantôme
D’une gare abandonnée
Disait l’homme égaré
Qui suis-je , où vais-je, où cours-je ?

Termes minus

Prend un billet pour toi même
Et voyage -toi
Genre tour-opère à torts
Déménage
Habite-toi
Tiens écoute Loiso te parler de son pote
Walt Whitman
Un barbu qu’en avait dans la moustache
Lis tout
Jusqu’au bout
De ton intérieur…fenêtres ouvertes du bon côté

Niala-Loisobleu

14 Septembre 2015

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WALT WHITMAN

Whitman naquit le 31 mai 1819, près de Huntington dans l’État de New York, au coeur de Long Island; il était le second enfant d’une famille qui en comptait neuf. Alors qu’il avait quatre ans, ses parents déménagèrent à Brooklyn, où il devint apprenti chez un typographe. Il partit, ensuite à New York pour exercer sa profession, mais revint à Long Island en 1835 afin d’enseigner dans des écoles de campagne.
De 1838 à 1839, il édita à Huntington un journal intitulé le Long Islander. Poussé par l’ennui, il retourna à New York, reprit ses activités de typographe et de journaliste, et fréquenta assidûment l’opéra, le théâtre et les bibliothèques. Il écrivit à cette époque des poèmes sans grande originalité et des récits destinés à des magazines populaires. Il rédigea aussi des discours politiques pour les démocrates du Tammany Hall, qui le remercièrent en le nommant rédacteur en chef de plusieurs journaux éphémères. Après un séjour à la Nouvelle-Orléans, en Louisiane, il revint à Brooklyn où il essaya de créer un journal pour le parti qu’il avait défendu, puis exerça différents métiers avant de se consacrer à l’écriture de la poésie.
En 1855, Whitman publia la première édition de Feuilles d’herbe, un recueil de poésie dont la versification était tout à fait inédite. Cet ouvrage, bien différent des poèmes d’amour en vers rimés qu’il avait composés dans les années 1940, chantait sans retenue le corps humain et glorifiait les sens; il ne trouva pas d’éditeur et Whitman dut publier l’ouvrage à ses frais. Si le recueil était anonyme, en revanche le frontispice représentait la silhouette du poète en pied, les poings sur les hanches, en bras de chemise, le chapeau incliné sur le coin de l’oeil. Whitman avait également composé une longue préface dans laquelle il annonçait l’avènement d’une littérature démocratique « à la mesure de son peuple », simple et invincible, écrite par un poète d’un genre nouveau à la fois tendre, fort et héroïque, et qui s’imposerait par la force et le magnétisme de sa personnalité. Whitman passa d’ailleurs le reste de sa vie à s’efforcer de devenir ce poète dont il avait clamé les vertus.
L’édition de 1855 de Feuilles d’herbe contenait douze poèmes sans titre, écrits en longs vers cadencés. Le plus beau d’entre tous, que le poète intitula par la suite Chant de moi-même (Song of Myself), consiste en une vision d’un « moi » symbolique, ravi par les sens et embrassant indirectement toute l’humanité et tous les lieux, de l’océan Pacifique à l’océan Atlantique. Le poème désigné par le titre Ils dorment (The Sleepers) est également un élan visionnaire, symbolisant la vie, la mort et la renaissance. Après cette première publication, Whitman reçut une lettre de félicitations de l’illustre essayiste et poète Ralph Waldo Emerson, ce qui le poussa à publier à la hâte une nouvelle édition de Feuilles d’herbe (1856). Cette édition, revue et corrigée mais également amplifiée, allait être suivie de nombreuses autres. Whitman tentait, dans le poème intitulé Sur le bac de Brooklyn (Crossing Brooklyn Ferry), de communier avec tous ses lecteurs et avec tous ceux qui empruntaient ou allaient emprunter le bac. Dans la troisième édition, établie en 1860, il donna à sa poésie une forme plus allégorique. C’est ainsi que dans Venant du berceau perpétuellement bercé (Out of the Cradle Endlessly Rocking), un oiseau moqueur, qui incarne la voix de la nature, révèle la signification de la mort à un petit garçon, futur poète. On retrouve dans la musicalité de ce poème l’influence de l’opéra italien, que Whitman appréciait particulièrement. Le recueil était enrichi de deux nouvelles séries de poèmes: Enfants d’Adam (Children of Adam) et Calamus dans lesquelles le poète évoque l’amour charnel et homosexuel. (Calamus relaterait une liaison homosexuelle de l’auteur). Un volume de poèmes intitulé Roulements de tambour (Drum-Taps), d’abord publié en 1865 et ajouté à l’édition de 1867, reflète la profonde compréhension qu’avait Whitman de la guerre de Sécession ainsi que son espoir de voir se réconcilier les belligérants. Parut ensuite l’Embarquement pour l’Inde (Passage to India, 1871) qui traduit, à partir du symbolisme associé aux moyens de communication et de transport modernes, sa vision transcendante de l’union, non seulement de l’Occident avec l’Orient, mais aussi de l’âme avec Dieu. En 1881, Whitman publia une nouvelle édition qui lui convenait presque parfaitement, ce qui ne l’empêcha pas d’ajouter encore de nouveaux poèmes, qui apparaissent dans la version finale parue de 1892. Une série de poèmes intitulée Old Age Echoes fut également publiée, à titre posthume, en 1897.
Tous les poèmes de Whitman ont ensuite été réunis dans une édition définitive établie en 1965. Pendant la guerre de Sécession, Whitman travailla comme infirmier dans les hôpitaux de l’armée de l’Union, à Washington. À la fin du conflit, il resta dans cette ville, avec un emploi de fonctionnaire d’État. Cependant, en 1873, il fut atteint d’une attaque d’apoplexie et il préféra aller vivre chez son frère à Camden dans le New Jersey où il resta jusqu’en 1884. Après quoi, il acheta une maison, où il se consacra à l’écriture et à la révision de Feuilles d’herbe jusqu’à sa mort, le 26 mars 1892. Pendant ses dernières années, il avait également composé divers essais, rassemblés dans Perspectives démocratiques (1871), une oeuvre qui constitue désormais un texte de référence sur les fondements théoriques de la démocratie et sur la légitimité du régime politique établi sous ce nom aux États-Unis. C’est aussi à cette époque qu’il rédigea Jours exemplaires (1882-1883), un ouvrage où figurent aussi bien ses souvenirs, des récits sur les années de guerre et l’assassinat de Lincoln, que des notes sur la nature.
De nos jours, la poésie de Whitman a été traduite dans la plupart des langues et de nombreux érudits étudient la valeur et la portée de son oeuvre. On s’accorde désormais à reconnaître l’influence qu’il exerça sur des auteurs comme Hart Crane, William Carlos Williams, Wallace Stevens et Allen Ginsberg, ce dernier ayant été particulièrement marqué par la liberté de ton avec laquelle Whitman évoquait la sexualité. L’édition en cinq volumes de la correspondance de Whitman (1961-1969) ainsi que l’édition définitive en seize volumes de ses Collected Writings (1963-1980) ont permis d’approfondir la connaissance de sa pensée et de son oeuvre.
Référence:Whitman, Walt, Encyclopédie Microsoft® Encarta® 2000. © 1993-1999 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.
Je chante le soi-même

Je chante le soi-même, une simple personne séparée,
Pourtant je prononce le mot démocratique, le mot En Masse,
C’est de la physiologie du haut en bas, que je chante,
La physionomie seule, le cerveau seul, ce n’est pas digne de la Muse;
je dis que l’Ëtre complet en est bien plus digne.
C’est le féminin à l’égal du mâle que je chante,
C’est la vie, incommensurable en passion, ressort et puissance,
Pleine de joie, mise en oeuvre par des lois divines pour la plus libre action,
C’est l’Homme Moderne que je chante.

Walt Whitman, Feuilles d’herbes (Traduction de Jules Laforgue)

Werner Hornung_Nice meeting you

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