L’ECHARPE D’HALEINE


1116

L’ECHARPE D’HALEINE

Des angles des clavicules au mas central,  tapi derrière la craie du tableau, un léger voile diluait la vision.

Ce frisson permanent que l’olivier pose du bout de ses feuilles d’écriture

a toujours temporisé les velléités naturelles de la frustration.

Sentir rentrer le train alors que le pore transe pire que jamais, donne plus d’hydres à l’avion que de safran à la quille.

La confusion à son comble inverse alors les directions aux carrefours.

Déroute.

Panique.

Au marais marin, des percutions aux tempes chassent le glissement soyeux des violes entre les cuisses.

De son refrain battant l’immensité, la marée calmement repris le dessus.

L’expérience séculaire aidant.

Quand on a vécu le big-bang, on a le sang-froid en alerte.

Ulysse a déjà fait le coup des sirènes, inutile de rejouer la scène à Pénélope.

Au lieu de délires paranoïaques, il y a tant d’équilibre à sortir du balancier de l’imaginaire de la réalité.

Une odyssée n’aurait rien de Pie si elle se faisait dévorer par le tigre.

Du calme.

Les vents pervers enrouent de leurs rumeurs.

Tiens prends ma bise, bien sûr que je t’aime,

enfin tu vas pas me prendre pour une éolienne

qui fout le paysage dans la laideur d’une erreur fondamentale ?

Contre le risque de refroidissement l’écharpe de ton haleine me préserve tout simplement…

Niala-Loisobleu

14 Août 2015

15 - 1

https://www.youtube.com/watch?v=03juO5oS2gg