LE MURMURE DU TANT


LE MURMURE DU TANT

Harassé le milieu du champ penche du tourne sol, un sol qui a fondu dans le cadre extérieur des cartes postales envoie ses bons souvenirs – ne reste plus que le secret bien gardé par le fond du sentiment- l’étalage n’a plus que du délavé en vitrine.
Mes pieds allaient d’une aiguille à l’autre bien à l’abri des tricots fait machine. Le peint résine dans un domicile abrité ; loin dans l’anse où ne mouille pas la marine à cheval mais le corps de la pensée. Vivace comme une pugnacité qui se fait pas un film avec le bon heur.
Oh, il y a eu un coup de vent, la jupe en soulevant l’orée de tes cuisses mon Bois d’Amour, m’a fait danser les fruits nus du verger, Pleins comme jamais de ce qui n’a rien d’ordinaire, de superflu, d’artificiel, de colorants, non, que de la pulpe d’âme, Suc émouvant de la chair d’amour.
Allez ne vous retenez pas derrière un éboulis de mur, pierres infécondes, jetez-vous plein dehors mes larmes, chaudes comme le sensible qui s’arrache de la fausse pudeur,
Le quotidien fait son tapage, il peut faire son clinquant ; derrière la porte bleue tout est nimbé de silence
Les pièces ont des tables de ferme, du solide, où des générations d’humains ont transmis la sève en s’emboîtant dessus comme des couverts qui font le repas de noces à l’éternel,
Jamais depuis si longtemps (presque une révolution entière) le vent n’avait pas vidé les poubelles de leur tri, Il fait un temps à la pluie de sel. Le vélo en trépigne.
Au bord de tes cheveux, ton sourire aujourd’hui monte du sillon profond de ta poitrine, entre les fossettes de tes aisselles, mon Coeur, tes aréoles en pincent un sacré bout pour la pensée manuelle ,
Si tu vois la palette de la mienne, tu ne pourras ignorer le parfum des salines, La cabane chantonne un air de baisers tout en rythmant du pied le flux que les vagues posent à mes mains gourmandes.
Je te peins comme la vie qui vit, tout simplement…

Niala-Loisobleu
26 Juillet 2015