MAUVAIS CYGNE


02

MAUVAIS CYGNE

Le papyrus du nul s’écrie d’une rive à l’autre, avalant points, virgules sans suspensions. C’est fou quand on a les breloques qui sonnent branle-bas.Attrapé par le ventre  après la montée de la crampe que le mollet repasse à la cuisse, en traversant le pont de l’aine pour repiquer dans les autres. Et pas une seule belle dame pour denser. Je portais un chapeau de paille, panama, d’un voyage à Cuba et je trainais ses mots d’éternité dans cette absence où sans m’aime le plus petit post-scriptum elle avait tiré la porte à ailes.

Les montgolfières un jour de Grand-Pavois tombent à plat.

L’air rengaine ses scies, la musique en boucle se bat contre l’épi des cheveux raides. J’ai l’amour comme pas d’autres. Elles le savent et me pompent à venir chez moi faire leur plein. Je véhicule l’énergie qui fait défaut à leur désespoir. Quand j’ai eu des chiens, c’était à cause des enrouements consécutifs aux cris des matelas. Voilà un moment que le dernier a sauté dans la caravane opportune qui passait sur l’orée de l’au-delà.

Pavé mosaïque des noirs et blancs, jeu d’échecs où le cheval monte sur le fou pendant que la reine penche pour la tour. Connais-tu le bruit du coeur à l’intérieur du tronc, toi qui sais tout ? Peindre c’est pas des petits-bateaux de marins-touristes et périls polluant, rivière et sa biche, automne aux ors dévalués, encore ces portraits que des miroir auraient peur de refléter, pauvres mains qui étranglent en disant bonjour avant decracher leur venin. C’est que le faux-amour qui remplit les messes.

Passe-montagne et mitaines, un oeil de perd drix de retrouvé. La flore des lèvres grouille d’alevins au nid qui encrent les pierres de lithographies. Quand je serai plus fou, il sera trop tard pour me bâillonner, j’aurai mis le silence qui dit, derrière l’aqueux des rouages de mon zinc à Ulysse.

Niala-Loisobleu

5 Juin 2015

m-0025