SALLY


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Sally,

ils m’ont dit c’est le jour, six tu veux,
pour toi pas besoin d’ordre
l’inné me vient tout seul
libre comme l »air venu d’avant l’l’Homme

La mer tu la prends d’une calanque, d’un fjord ou d’un pore. elle est là
le sein gonflé de maternité lunaire
son sceau, ses appels et les châteaux connus des architectes-enfants, bâtisseurs des premières cathédrales, que m’aime pas un soupçon de méfiance a frôlé d’une engeance dogmatique, innocents quoi, en un mot.: purs comme l’odeur originelle qui ignorait la cuisine.

Ils nous ont parentés
reconnus de leur famille
comme une sorte de

Justes.

Un oncle, une tante, des cousins-cousines éparpillés
grain qu’on essaime
des fours, chambres-à-gaz, d’Amazonie, d’entre-deux états vie-et-mort, fabellas, proche-orient, moyen-terme, incessants crimes contre l’humanité, voile ne cachant pas la barbarie, Palmyre, mots gravés dans la pierre, champs du sang d’une bataille accouchée de la nature…

Ils traversent le temps, les mauvais coups
ne laissant que l’amour comme preuve d’existence
Les vroums-vroums des sorciers gênent à respirer
l’avide creuse
le barbare éteint les Lumières
le robot coûte chair
l’ami Pierrot aurait fondu comme un moineau que l’engrais raye
aurait perdu pied aux lises des fausses-promesses
se serait défenestré d’une tour de passe-passe
aurait émasculé les labours
jeté sa nudité à la mode des sous qui tannent
Si
dans sa rage
sa niaque
son irréfragable sursaut
la nature de l’espoir n’était pas liée à l’être
Je t’aime sans autre chose que te donner

Sally
ce que ta présence respecte
pour rentrer au fenil de la pérennité

Sally, tu me marches sur la tête comme les oiseaux bleus de mon toit…

Niala-Loisobleu
2 Juin 2015

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