ENTRE SORTIR ET RENTRER


Jordan Tiberio. Loose ends (Sister), July 2014 p7o1_1280

ENTRE SORTIR ET RENTRER

Avant qu’une nouvelle forme jaillisse des ténèbres
Passe une ombre diaphane poussant ses cristaux

le sel des yeux dans la sortie est opaque

au contraire de l’approche macro issue de toute naissance
Une toile est encore vierge
Au jardin retourné

L »émotion se limite à vibrer côté gangue
Perle une goutte de sang

La tête d’un fétu risque un oeil
Le buisson ardent allume les lumières du ciel
D’un bleu qui fracasse l’indécis par le milieu des flammes
D’un orange soleil de minuit
Sur le front suent les cris de la bataille
Qu’un clairon accompagne d’armistice
Les corps épuisés se laissent prendre par les lèvres de la paix
Le blanc de la colombe signe sur l’ocre des terres
Le début du tableau par la vie de l’oeuvre

Il y avait cette étendue entre nous,

les choses oomme les gens, les bêtes, les éléments,

De la mauvaise herbe  à l’aromatique, source les rus non commercialement nés,

en passant par l’encre des trousses où les craies faisaient la couleur des marelles,

pour que les plumes volent des crayons de joies enfantines, interdites de pelouses aux adultes immatures, faux parfums de trafiquants d »émigrants étiquetés « Bonheur » au bout de leur bateaux-épaves, marie-salopes du mauvais endroit sur le mauvais trottoir, sans oublier les indiens à grosses babines et corps-peints à qui on scie les arbres à médecine, dernière canopée des poumons planètaires.

Stop.

Trop serait à dire pour que je purge tout à la fois de mes colères devant pareilles insultes

à la plus élémentaire humanité

Ce ne sera jamais une raison

parce que l’homme préfère être gouverné par des escrocs

et croire en des dieux imaginaires

pour que je me couse la gueule et la brayette.

Non je me la couperai pas !

Le monde en finissant pas de taire la direction orientée au profit

ne peut m’égarer de mon libre-arbitre.

J’ai mal aux autres au quotidien

c’est la vérité nue de la présence de l’amour

Quand un de mes amis s’en va

l’envie de le suivre

me retient

pour finir le nouveau tableau qui n’est pas commencé

Le bleu ne sèche pas de l’intérieur, les nattes des semailles ne coulent pas au noir…

Niala-Loisobleu

16 Mai 2015

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