QUE JE T’AIME, QUE JE T’AIME


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QUE JE T’AIME, QUE JE T’AIME

Estran demander d’oublier la méfiance ?

L’amour serait-il sans illusion ?

Allier la lune à en défaire

Colombine et Pierrot

c’est la décrocher des nues

pour l’encrer à taire

Quelques tâches plus loin sur la candeur, un matin en apparence pareil aux autres, l’amer me tira du lit, trempé comme un acier découvrant sa paille

Alors qu’à la baguette de sourcier je glanais le sel dans l’ô douce

je sentis venir dans mon dos ce que je m’étais caché de face

De papier l’armada paradait pour la fête de la mère

des compliments en veux-tu en voilà

emballés dans des rubans de couleuvres grasses comme des oedèmes de pâques

promesses en tortillons à ressorts garantis bolducs

pour vrais canulards

que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime

Pliées comme un ex-voto à qui on enfonce le cou dans l’ô

les roses fanées d’odeurs

descendaient aux abysses amarrées par l’épine d’un cheval de trois

resté dans l’ombre de la vérité

vive la saint coq hue

que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime…

Niala-Loisobleu

31 Mai 2015

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P’TIT NOM


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P’TIT NOM

Tant de matins naissent sans que rien fasse exception, que c’est par là qu’arrivent les extras. On sort du tapis roulant, ça bouge comme une échelle de cordes, surtout quand ça fait de la musique avec les mains.Les mains c’est de là que tout vient. On a des doigts mâles et femelles pour créer. Quel outil génial.

Un jour de Vallée des Reines, que le matin avait encore un pied dans le lit, un caillou m’a dit « Bonjour » alors que quittant le bateau j’allais au-devant du soleil.Le Sphinx en me regardant de ses yeux sans nez, semblait vouloir dire. Dire…. oui mais quoi ? Tout a toujours quelque chose à dire, et surtout à vendre sans raisons, dans cette traversée de la vie.

N’empêche que j’ai un Nil partout.

A cause du soleil que c’est là que je réside. que pour le voir faut pas rester couché. L’eau ça m’amniotise, j’y flotte sans rouiller. Et plus tu marches moins t’as la pépie. C’est mon médium. Peindre c’est tout ce que je sais faire. Je prends n’importe quel morceau de ficelle, un bout de bois, et plein de maisons sortent du ciel. Accrochées à des cous d’oiseaux volant d’une histoire à l’autre. Ils habitent sur des arbres porte-avions. Faut voir quand ils larguent les voiles, tout s’ouvre.  Le visage des femmes apparaît (pas entre deux yeux) on le voit en totalité, avec le tronc, le bassin, le jardin en entier quoi….

Comment tu t’appelles ? Laisses-moi ton p’tit nom, t’auras mon Oui-Oui, pour t’emmener découvrir les parties visibles prises dans l’étau du quotidien. Pas dur, pas exigeant comme le compliqué, tu n’a qu’à accepter de vivre.

Niala-Loisobleu

30 Mai 2015

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COMME NOUS SOMMES…RIEN D’AUTRE


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COMME NOUS SOMMES…RIEN D’AUTRE

T’avoir nue au milieu du fatras quotidien, hurlante des silences que ni toi pas plus que moi ne retenons aux bords des sabliers dont nous renversons les plages, pour qu’en dépit des apparences les murs nous ouvrent  à la nage. Bulles de salives , plusieurs doigts, un grand vert, sans protection d’incontinence. Un oiseau ayant le droit de migrer en tous lieux où le derme refuse d’épiler ses forêts. Respect de la flore. Semis de lin dans l’ô de là , l’autre manière d’aborder la lecture au couché, avant que les travers seins ne fanent. Pour l’agrément tous voiles dehors.

Elle disait un jour je serais grande, il lui répondait bien sûr, c’est pour cela que je te fais Femme sans te grandir les parties inutiles de l’évolution. Par exemple ton innocence que nous garderons sauvage, avec on haleine de mauvaise herbe et ses vertus de contre-tisane.

Nous n’habiterons que les arbres de passage. Couverts de plumes à nous écrire tels que nous sommes. Flottants ponts et trains de bois d’une berge à l’autre. Nos ongles inciseront les peaux mortes des pores pour faire ressurgir les Cités englouties, mers taries, marelles et bateaux de papier confisqués.

A la courbure du temps, dans l’accorde du virage.

Juste assez fadas pour empêcher les premiers venus de nous prendre dans la raison.L’amour pour en avoir appris la difficulté, ayant forgé la clef d’ailleurs.

Niala-Loisobleu

28 Mai 2015

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REVOLUTION SOL SOLE AIR


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REVOLUTION SOL SOLE AIR

Lèvres-toi d’un bout à l’autre de la branche

que nos langues se miment en une et m’aime chanson de gestes

Tresses-toi des voiles en mèches d’algues

sur les pieds d’un chant de fleurs de sel,

l’écume est déjà accrochée aux lobes de notre orbe

Lâches les chiens de ta poitrine qu’ils courent fous sans laisse

Jazzy tu cascaderas

d’un piano à pistons à l’âme d’une contrebasse callypiges

de tes seins bals

D’un cou déhanches tes épaules qu’elles glissent sur la rampe de tes lombaires

le degré senti grade vibrera de ton ventre à mon flair animal

Que de nuits  se sont interposées à ces précédents anniversaires en mouchant les bougies

tu étais si belle à tromper le tant

que tu es tombée d’illusion en illusion

maintenue en survie grâce au verger d’étroits fruits chapardés à l’étal de tes privations

Il se fait tard

dans la suie les rues transpirent

mouillées d’angoisse

leur dessein tremble d’asphyxie derrière ses carreaux sales

babel-gomme

Crie, crie ,

le premier jour reste le grillon de la dernière cheminée

Rebondi

voici le ricochet

d’une ronde

cristal au son clair projetant sa lumière d’échos

Jeu de billes enfant

qui ne roule personne

en jetant les soldats de plomb au feu qui s’allume

L’oiseau ne se blottit pas au giron de la fatalité

il aire aux seins

l’existence d’une réalité à vivre naissant d’un abandon qui meurt…

Niala-Loisobleu

27 Mai 2015

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DERRIERE LE MUR


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DERRIERE LE MUR

Au bord du chemin déchaussé des maisons se serrent en sentant que du livre des pages ont été arrachées. Froid humide d’entre deux quarts. L’aile n’a pas déployé d’envergure, la première ponte se retient sans trop savoir pourquoi. En lettres de mousses les verts débordent. Houblon les malts quand le brasseur est à marée basse ? Là parmi les verres vides, les mégots débordent de tabac refroidi. Comme des ongles en deuil le bitume des fumées colle à la blancheur d’un rêve inachevé. On se trompe parfois de pieds en laçant les rubans aux cannes des chemins des cayennes. Compagnon gare, retiens tes poings de vouloir faire ton chef-d’oeuvre avec la gueule du destin. Tous les accordéons plient les douleurs diverses des escales.  L’haleine d’une chanson d’amour qui finit mal fout la tête dans l’cul le matin au réveil. Comme un coq remonté sonne tout seul un autre jour à recommencer. J’ai tant de sourires endormis dans ma traversée que c’est bonne action d’en noyer. Sa peau blanche jurait avec la noirceur de son décolleté. La soie rutilante d’une mise extérieure dérobe l’usure des dessous souillés. A l’enseigne des fleurs du mal, le marché aux fleurs déhale. J’accuse, rue Emile Zola.Que de bouts de craies gardent la peau de mes doigts. Autant de coeurs aux initiales éteintes, que de flèches aux cathédrales sans nefs. Quand tombe le rideau, l’étroit cou cherche de l’air. L’incompatible rapproche toujours les amours impossibles.Cette maison que nous voulions notre, n’est pas à vendre. Derrière les tessons de bouteilles que les murs érigent, un petit jardin garde le secret de son immensité à maraîcher. Les violons n’ont jamais d’airs en lambeaux, ce qui est un sanglot vit du poète à vif d’aimer. Arrivent des musiques, celtes que j’aime, marquant de leurs pierres dressées la venue des chants ailisés, flûte, cornemuse et peaux tendues de go élans me débarrassant la tête de ses oiseaux noirs…

Niala-Loisobleu

25 Mai 2015

Léa Fery Tooga Escape

LES MOTS BLEUS


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LES MOTS BLEUS

Sans les trottoirs du vide où pourrions-nous nous remplir du son des harmonicas ? Nos chiens qu’on laisse, au bout d’un collier, on va quand même pas les museler comme des chrétiens – comble mon attente mon Coeur, prends-moi par les pôles – Le dernier métro se balance en sourdine le long du quai, ça va ça vient pendant que les pendules, comme des a régné, tricotent leurs toiles. Quand je te parle est-ce que tu m’entends ? Un jour que j’avais pris par le derrière de l’église, une étonnante découverte s’offrit à mon regard. La mer s’étalait au travers des fortifs de la ceinture verte. Pas la mer-serviettes-parasols-et-chichis-huileux, non la mer-crique-calanque-pinède-et-trousse-chemise. Enveloppé dans l’odeur du cri des mouettes  à l’instant précis  où le bois peint d’une cabane se frotte le dos trémières, rose-blanc-rouge-sang-de-boeuf, petit-bras pour le côté frime. Qu’est-ce que j’aurais pu foutre d’une manche à trois galons avec casquette d’amiral, ces conneries qui font que les femmes ont perdu leurs poils pour un parfum de savonnette, merde, la croisière SI elle s’amuse c’est qu’je suis évêque. Naufrage. Je méduse ras d’ô. A la pointe du môle, j’ai mis les bouées de Boterro à la place des balises, avec l’insubmersibilité de Niki de St-Phalle. Des embruns venus du Titanic portaient la scoumoune aux bruyères. Cette musique de danse dans les glaçons d’un ver, pour la poésie ça brise l’échine. Comme ex-votos nous garderons une bonne paire de seins ça vous tient le péril en mer en quarantaine. Là où la baïne est en planque, c’est l’endroit de prédilection des Aoûtiens sortis par hasard de l’avalanche du dernier hiver. Sans conter les accidentés de la déroute. Le moi prochain je changerai rien. Des villages blancs des flamencos, l’angine s’éloigne, seule la voie reste rauque. Carmen vient se rouler le cigare dans l’entre-cuisses, faute d’avoir pu marida l’Arlésienne – récidive d’absence – dans la version gay d’un pigeon nommé biset. Je te promets une lune sans cernes aux yeux bleus de la soupe du dernier bouillon de minuit….

Niala-Loisobleu
23 Mai 2015

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