LA MACHINE A DETRUIRE


©ROBY DWI ANTONO - Painting

LA MACHINE A DETRUIRE

Une petite lapine un jour pareil aux autres (en apparence) allait au pré jouer avant que la pile soit usée

– Aujourd’hui c’est cornemuse, lui dit le professeur de musique,

Tu vas voir comme c’est rigolo de tailler des plumes à la chaîne,

pour apprendre à écrire il n’y a rien de plus facile, après quand tu seras grande tu feras des bébêtes-sellers

dans des maisons d’abattage pour des livres sterling.

Le prof, un vieux loup, au poil noir dents plus acérées que des scieurs de long, nourri à la planche à billets, totalement imperméable à l’émotion, au total illettré d’humanisme le plus primaire, mais pas modeste pour un brin,

cannibale avoué, enfin véritable produit moche de chez plus moche

Soulages qui s’appelait.

Rien que le nom aurait du éclaircir ces noirs desseins

hélas la désinformation a conquis une fois pour toutes les parents.

Notre petite lapine partit au tas entre les oreés de Boulogne et Vincennes

apprendre à adoucir les moeurs par la musique.

Le mac à dames ça bitume plus le poumon que le tabac

pourtant si on met du mou rose crabe

en image sur les paquets de clopes

aux sexes-chops du panier des enfants de marris

on ne ne montre que les pines.

Faut-y qui soit con le monde pour en être arrivé là

son mimétisme à la machine est d’une renversante perfection

c’est vrai que depuis qu’on chavire des embarcations de viande humaine

ya plus de petit commerce malhonnête

La barbaque c’est le must des coupeurs de têtes

Faire du scoop  avec l’horreur ça paye

Charlie

n’est-il-pas le meilleur exemple des dernières messes noires

Avant que le train ne resiffle une foi

on nous aura poivré la société en toute cirrhose

à dos d’éléphants

dans les ténèbres

elle aura eu accès au délire y’homme…

Niala-Loisobleu

21 Avril 2015

Moth