A DIRE VRAI MENT…


 

A DIRE VRAI MENT…

 

Le froid d’un tant on ne sait où

dénude le métier à tisser

il fait nuit

le coq n’a pas encore sonné à l’écorché

pas une feuille n’est à l’encre

Cachées les unes aux autres

les maisons font silence

un doigt sur l’apporte

 

Serait-ce si horrible à dire l’intérieur

que la peinture des façades s’efforce à mentir ?

 

L’esprit feint d’un jaune rire sec comme un suaire

colle aux marnes des langueurs d’automne

clouant au sol le passage des palombes bleues

d’un double coup sec de canon scié .

de Péchebel

 
 

Ô mon âme ne fuis pas tes yeux

ne les émascule pas de l’invisible espérance dressée derrière le décor d’un quotidien harceleur

décalotte-lui le ô

que J’l’aboie nue

cré nom de diou

 

La terre est rongée d’un vitriol qui fausse-couches la moisson

trop poilu pour être ô net

Ô j’ai M ni strate ni fossile

mais lisier algues vertes au doré des plages d’un vieux 33 tours

ton chant crevant le mal blanc a marqué les luzernes d’un signe extra-terrestre

j’y suis monté par les cordes d’un haut-de-contre sexué

pour en découvrir l’étendue sans limites au travers de tes dents

la palpitation sans bretelles des chiens fous de ta poitrine

sans ignorer

en toute lucidité mon état rêveur

qui m’a initié dans le texte au vol des oies sauvages

 

Je plaide coupable de n’être que moi volontairement exclu des autres

si ton plumier ressemble à leur ramier

tes maux ne peuvent qu’être noirs

et ton bec plus rapace qu’un prêtre heurt sur gages

 

Niala-Loisobleu

3 Février 2015