LENDEMAIN



BIBI 20 NOVEMBRE 2005 010

LENDEMAIN

J’ai laissé aux sombres pensées le goût des habits de deuil,

je ne porte pas particulièrement d’habits noirs parce que tu t’es sortie de ma joie simple.

Je peux trouver au bleu mon souffle naturel malgré les apparences d’un gris pluvieux profond.

Ôter de mes mots-dits les fleurs plastiques que je voyais naturelles dans l’iris de tes yeux,

le chien perdu garde cette odeur unique qui ne l’égarera pas au centre de la puanteur.

C’est difficile d’admettre de lire l’envers à l’endroit où fut la première pierre,

en pleine bourrasque, là où régnait l’illusion d’un soleil qui se tenait droit.

Je peux voir tout ce que tu me caches sans fuir l’histoire mot à mot.

Les mois qui parlent d’éternité sont en vérité le résumé d’une peur de parvenir au lendemain

devenir la suite d’un présent spontanément réfléchi.

Il ne peut faire beau d’une ignorance de l’art

on ne crée rien qui procède de la lumière en confusion de sa couleur intrinsèque.

L’odeur évaporée tient du manque de vertu des aérosols imposteurs

ils ont de l’espace le fade de l’absence de sel, la mécanique d’un pore artificiel.

Ce matin le bouquet d’hier est rentré tout seul chez l’herboriste se coucher parmi les tisanes.

 

Niala-Loisobleu

24 Février 2015

BIBI 20 NOVEMBRE 2005 005