COMME SI…


COMME SI…

Non ce n’est pas d’épaisseur que ce temps pourri va me refroidir. Bon o.k. il pleut de l’eau plus froide que les fausses larmes d’un mendiant, mais je passerai le virage du couloir en gardant juste aux yeux le ton chaud du violon dont le manchot retapissait le métro, jusqu’à envoyer les odeurs de tristesse s’électrifier sur les rails.

La façade de tout, maisons, rues, paysages et quidams, dans le fond c’est rien d’autre qu’un reflet du quotidien qui a toujours les jambes trop lourdes.

Que de caresses, mots tendres et lèvres à baisers se sont tapés l’impasse d’une grimace frontale.

Ecart de conduite ? Oui quelque part on peut dire ça. C’est le bon moment du bon endroit pour redresser la barre. Il me suffit de tirer le drap, c’est fou comme tu gagnes à être connue toute nue ma vie !

Le m’aime coin devient autre.

Le terne des couleurs tout à coup flambe comme un soir d’amour sur la peau d’ours devant l’âtre qui ne se retient pas d’étincelles. Comme tu crépites ! C’est magnifique !

Comme si , d’ici je m’étais retrouvé là-bas, en plein soleil de l’autre côté de la pluie. Ne te rhabille pas, je vais prendre un bain entre les cuisses de ton chemin, pour m’adosser au ventre de tes rochers, en te contant les nuages cerfs-volants qui nous portent loin…ailleurs…

Je t’aime voilà…

Niala-Loisobleu

21 Janvier 2015