EQUINOXE


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EQUINOXE

Chemin tremblotant dans l’épaule, le long d’un long coude qui monte dans la brume du matin rampant au sol.Quelques étoiles falotes se balancent entre les premières fermes du village. Suivies des aboiements de chiens qui tirent sur la chaîne les retenant, le jour qui se lève laisse le bois dans la pénombre au chevet d’une nuit blanche. La cheminée s’est endormie vers l’aube, sous le poids des rondins qu’elle a réduit en cendres.

Dans les plis des vêtements pendus au perroquet de l’entrée, l’enfant n’a pas ôté les cailloux que ses doigts ont polis à force de prières. Ils reposent avec les morceaux de ficelles effilochés qu’un noeud retient à la filature de l’histoire. Mieux que des cadres, ils retiennent plus d’images du puzzle, qu’un album, où faute d’air, elles jaunissent aux érosions du temps.

Ta poitrine en me battant au coeur, nourrit ta présence en dehors des repas. J’aime le balancement de tes seins au clocher de ta poitrine. Tantôt nonchalant, il m’emporte à l’intérieur du fourré, derrière lequel pousse notre rêve. Loin des bavard qui ne tarissent pas d’histoires inodores, sans goût. Ils ont l’instinct affuté tes seins.Je reste émerveillé, sans rien dire, en les voyant comme deux animaux que rien ne sépare, ne rien laisser échapper de la moindre manifestation de leur environnement. D’instinct ils sentent les changements de temps qui vont survenir.

Quelquefois, au bord du vent, ils se mettent à courir, se jetant en avant, joyeux de savoir qu’ils peuvent arriver les premiers au bout du sprint. Joueurs comme des chiots ils se roulent l’un sur l’autre, en se mordillant, sous d’inoffensifs coups de griffes.Ils se mordillent, et font des sauts en l’air en jonglant avec leurs balles.

Nous irons à la mer voir le gonflement des voiles.Et nous prendrons le tram pour le marché aux fleurs des quais de l’Ile au Trésor.

Autre chose nous attend c’est Equinoxe mon Amour.

Niala-Loisobleu
20 Décembre 2014

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