ENCRE FILANTE


BIBI 20 NOVEMBRE 2005 006

ENCRE FILANTE

D’avoir t’encrier l’oie est à faunes

quelque part sortie des abris de brousse au plus haut du baobab d’un mouillage dans le rade du port

– Sens-je en corps ?

demande l’avant-bras en accent circonflexe  aux nases ô

Le mal de frémissement est apparu chez l’homme dans les premiers jours où il découvrit l’aventure d’avoir une sensibilité attachée à tout l’appareillage organique de sa constitution personnelle et à celle du pays d’on il dépend plus par imposition que par libre-arbitre.

A ce propos le libre-arbitre je serai d’accord pour qu’on le licencie comme un emploi qu’on en a plus rien à foutre. On est encombré d’une quantité de mots qui expriment des valeurs obsolètes, que ça permettraient aux académiciens dont l’âge a fait baisser les cadences, de faire avancer le dictionnaire bien plus près des maux usuels que dans la pratique.

Assis à la table de travail je me revois du temps que j’étais accoucheur. Ah, le monde il aurait fallu voir comme je lui foutais les pieds dans les étriers , en lui disant, allez pousse nom de diou, pousse ça vient j’vois la tête…Ouais rêveur que tout le monde m’appelait, bien qu’en se gardant de le déclarer, ils venaient, pour la plupart chercher un réconfort qu’ils ne savaient pas se faire eux-mêmes.

Combien de temps ça durera, pas facile à dire.

Le monde habité par l’homme il est si gamin par rapport à l’âge de la terre, que ça fout les chocottes de voir à quelle vitesse y tire l’enfoiré et tue sans sommer.

N’empêche que ça manque pas les prévisions d’un avenir meilleur de prospérer dans une décadence qui ne se cache même plus derrière des tracts électoraux.

Ma corbeille est pleine de papier froissé,  Au bout du verbe la crampe arrive. La rouille c’est peut-être la part de sel qui me vient de la mer qui voudrait faire mémoire envers et contre tout.

Niala-Loisobleu

16 Décembre 2014

P1010226

2 réflexions sur “ENCRE FILANTE

  1. accoucher l’émotion, n’est-ce pas magnifique !?!! faire naître et renaître le profond, le soyeux, et ce pas en arrière qui nous fait avancer dans l’élan de la vie…! le mot est un silence qui remplit nos voix…tu parles si bien le mot, tu parles si haut la vie, mon Zoizô! je t’embrasse bien fort, tu sais.

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    • Parler haut le silence et de toute la force qui atténue, parler à écrier qu’en éclaboussant il se polycopie sur la pierre d’une incision indélébile.
      Je vais te dire un bonheur Sally, tu as entendu et si bien que te voilà à ton tour gardienne du silence.
      Je t’embrasse de la même émotion qu’au jour du croisement premier…

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