L’AUTRE MATIN


L’AUTRE MATIN

Bloc-notes et pars
sans chaussettes
un noeud au mouchoir

Pourquoi ce que l’on ne fait pas
serait-il interdit aux autres ?

3 cuisines, cinq armoires, quelques plantes grasses, un ordinateur, un canapé et deux fauteuils fatigués, en haut d’un escalier à monter
il faut abattre cette cloison avant Pâques

Pourquoi l’aventure devrait-elle n’arriver qu’aux autres
si l’on vit prêt à tout ?

14 chiens, 1 chat, des poules, des canards, des lapins, un jardin de moutarde, des patates, en Décembre des roses en fleurs, sous un soleil qui pleut, les vieux tracteurs font collection à côté de la moissonneuse-batteuse qui vendange quand le vain est tiré
Aux dalles du palais des marches militaires désertent

Pourquoi il m’arrive toujours de vouloir être heureux
sans suivre pour autant le mode tripes de quand ?
Parce qu’au banal j’ai choisi d’être anormal
en aimant qui veut sans vouloir faire mal résister
à la tentation de l’abandon

Nous n’hâlons qu’à vouloir nous tirer de l’amer
et de ses aigreurs
en nageant contre le courant du jour qui meurt de ses matins disparus
comme si on voulait pas se faire à l’idée
que ce qui nous manque ne vient de ce qu’on a cessé d’aller chercherr
les pochettes-surprises de l’amour sont pleines de vide
A la faites fort haine je ne veux pas aller Maman
le manège des hommes
c’est qu’une baraque de tir au pigeon

Dans ma tête un Dieu est et n’est pas
toute la place est prise par l’Amour
que j’en tolère tous ses défauts à ma Terre
en me poussant d’un bout à l’autre de l’Univers
tous mes doigts noués dans sa main à ailes
la
Femme que j’aime
musique éternelle orient-occident que les cordes délient

Niala-Loisobleu
19 Octobre 2014