CHAUDE LA PIERRE D’ÂTRE 9


CHAUDE LA PIERRE D’ÂTRE 9

Quand en corps
qu’une vague
t’hâlais
frapper tes temporels aux falaises
sorties d’une enfance en dérive
au seuil d’une porte prématurément poussée
tu aurais pu
au Roman
orner quelque lieu de prière
en chapiteaux de ronds-de-bosses

Certains font la cuisine avant d’avoir su allumer un feu

L’amer n’a jamais navigué
pour le moins il chat vire le premier rire d’enfant perché
dans un colin-maillard fouettard
Les enfants sont les sinistres clones d’une démence humaine
qui dépasse le seuil de tolérance
Mais c’est must de plus en plus
de jouer avec la vie qu’on a donné
Toi Petite-Grande mon Tendron
ils t’ont pas cassé comme on façonne à usinage
t’as choisi l’armure de l’absence
au résultat c’est pas mieux
Mais le laid répandu c’est juste bon pour les bavardeuses de trottoir
j’préfere le chemin de faire au TGV des lamentations
c’est pas gratuit
faut payer cash

Là, je te regarde au bout du môle
à deux pas d’une série de lame du néant
La grande éclaboussure d’embruns lave la tête du giro-phare
voilà que le geyser primordial vient sucer la merde mieux qu’un hérisson
viens chaloupe ma Môme
mon accordéon se cambre pour faire denser tes reins
où lui mette ton bouton à sa nacre
pour reluire un chenal au large des eaux troubles
Tu sens l’animal marin
tu sais que ça fouette
parce qu’au bout un attelage de dauphins fait le bac
entre la jetée et la baleine

A l’ô James quelles nouvelles ?
Chaude est la pierre d’âtre !

Niala-Loisobleu
28 Septembre 2014

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