PARCOURS POETIQUES MOSNAC 2014 – 6 & Fin



PARCOURS POETIQUES MOSNAC 2014 – 6 & Fin


Le parcours est en vue du carrefour
la patte doit approche
Entre les cardinaux c’est concile
verra-t-on une fumée sortir
indiquant dans quel vent poussera le bon sens

L’ombre noire joue les enfilades d’un tronc à l’autre
déployant toujours la question en colonne suivante

Une lancinante interrogation tourne les tâches à accomplir
en direction des prévisions météo

Logique..

Le caractère exprimant la présence des nuages, le temps couvert, se compose de yin et de fou, la colline, le versant; yang désignant le soleil élevé au-dessus de l’horizon, son action, et du même radical fou. Ying et yang sont donc l’aspect obscur et l’aspect lumineux de toutes choses.

Moitié pleine,ou moitié vide le double aspect de la vision s’offre au vert tendu…Quel tant fera-t-il demain ?

La verticale appelle à la sublimation.
Le feu, l’air, l’air se poussent sans prendre de l’eau autre chose que le courant de la sève qui meut
La terre a le ventre plein

Autour des esprits engourdis dans le léthargique habitude le quotidien s’inscrit
D’une page à l’autre
on coupe des forêts entières pour noircir du papier
de pensées aléatoires
sans actes en titre

Androgynes
ils sont face à face d’un bronze végétal originel
que l’airain pousse à la vertébrale reproduction
Traversant le temps comme d’éternels navigateurs en quête de l’île Autre

Elle est au coeur de l’invisible
Au secret des cartes de visites comme de navigation ou michelin surgonflé
sans titres glorifiques ou tatouages d’Arbre de Vie

Un point c’est tout sur l’ô

ANSE ET SOIS-T’ÎLE 2

Le ciel hurle à poumons déployés
Perce ton humeur et draine
Un papillon bleu jaunit les vases d’eau retirée
La colline dresse sa tente loin des réserves indiennes
Sur la pointe d’un seul pied un champ monte en multiples épis
Trémolo d’un archet qui cherche son arc
Quelques albatros regardent passer des bans de terre-neuvas
Tremblante comme une enfant nue sur le pavé
Une goutte sans couleur apparente irise la nacre pour le nessaim
Les anges n’ont pas reçus de faire-part
Toutes les racines forment le cercle levant le Centre au-dessus de l’arase
Le creux est fertile
Du bouchon des cumulus l’ô chaud regarde faire les geysers
Il ne dit rien
Il apprend
L’oeil qui le regarde du fronton est rayonnant de gelée royale
Abeille y sort les orgues du vent
Souffle et lève
Souffle et aime
Souffle et vît
Des forêts entières mâts dressés ailent la vague hisse et haut
Appareille
Le sitar au puits est descendu au Gange, une flamme danse en millions d’offrandes
Anse et soit île
C’est toi l’pair et l’amer
t’as rien qu’à choisir
chui qu’tu préfères

Anse et sois-t’île

Ainsi soit-il ….

Le Collectif chante en solo
aria
Guy
aria
David
aria
Serge
aria
Karl est aux vies au long

Dis-nous Niala tu écris où tu peins où vice et vers ça ?

Quand ai-je écrit et plus peint
sans doute au moment précis où mon
Coeur-Poésie
d’écriture s’est jeté plus vif que peinture
d’homme à homme

Niala-Loisobleu
18 Septembre 2014