CULBUT’Ô


CULBUT’Ô

Quelques feux demeurent, que l’eau ranime
bouche à bouche
Le pouce d’un orteil au pied de la racine
remue à la godille
Fantôme une felouque penche son côté italique de Pise dans l’oeil d’Horus
Il était écrit sur l’ô bel isthme que nous nous rencontrerions
avant que le soleil tombe dans l’abîme de la nuit des hommes

Malgré la vigilance affichée du Sphinx
nous bravons l’impossible

La toile se tend.
A petits cris
De l’informe jaillit un rai que l’apporte ne saurait retenir
Le sein est tout frémissant.
De l’aréole à la frontière espagnole
l’ola le bec allumé, remonte tes vertèbres une à une,
du cambré de l’arche de ton échine au pont de tes cuisses
le reflet plongé de ton sourire me met la tête à l’envers

Loisobleu
5 Septembre 2014