ETATS CAUSAUX


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ETATS CAUSAUX

 

Les yeux coupés par des bris de coquilles, qu’une rouille d’herbes levait à l’encre, j’allais les jambes de fonte,l’échine en naufrage, tout au bord du chenal sans plus rien voir des cris des rieuses tournoyant dans un ciel dont la couleur en m’indifférant montrait d’une certaine manière, que je piquais du nez bien plus qu’elles.

 

Quand ça marche à shooter la gamelle, tu voûtes au diable les appareillages.

Mal rasé du mental,

tu piques des ongles comme un squat de ronces au beau milieu

d’un quartier de lune mâle femmée.

Le premier verre qui t’accroche tu le traies d’un coup, sans le moindre regard d’affection pour le pianiste à bretelles, qu’hier encore tu lui disais t’as de beaux nichons.

La rue tu la vois plus qu’en deuil, c’est injuste que tout le monde y pleurerait de joie,

alors

t’envoies un glaviot bien gras dans la vitrine du marchand de miroirs.

 

La mer à force de périr des braves, a sait quand se taire en dit plus long qu’un cire à nos pompes.

Les grandes douleurs ça donne pas sur la cour, ça prend pied au fond de son jardin.

 

L »eau qui avait accompagnée la scène en disant rien,

attrape l’image toujours en la fermant, en plein milieu du cadre ambiant.

Les pilotis envoient de toutes les couleurs, le nerf de leurs bois, que ça va jusqu’à la forêt d’où provient l’arbre qui les a fait.

C’est sismique, le sensible.

En l’absence de frime faut voir ce que ça remous genre vague de fond.

Un courant plus show que le Golf String

t’envoie la balle et le tee en plein milieu du trou,

que le manche du drap peau en branle

comme un des seins animé de bonnes intentions.

 

 

L’eau, revenons un instant sur nos pas,

affiche la silhouette de la cause,

en un grand reflet super gonflé par un nuage

 

Ben, oui, putain qu’elle est belle et qu’est-ce que tu l’aimes

 

 

Que tu pousses à la baille le groupe de sales cons qui sans rien connaître de ton malheur, était déjà en constitution de groupe de soutien de couilles et autres accidents de la circulation.

Le matériel ad hoc pour servir à rien, la grande échelle et les sirènes,,,

ah oui les sirènes,

enfin ça y est, ça te rappelle

le cinoche à Ulysse, le truc qui de deux fait Troie, les promesses d’ô land,

et pis et pis

pipi.

Tu te la sors et tu te la lâches,

pisses lui à l’arrêt et barre,

ça repart !

 

Le chemin on en sait pas la longueur, mais l’a venir on est seul à en choisir la teneur.

 

Tout peu s’apprendre

faut aléser l’oreille à la taille des maux

et pas rétrécir l’artère pour en faire une impasse

 

Te goures pas Mec

Te goures pas de Fillette …

 

Loisobleu

11 Août 2014