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L’HERBE A FLOTS

 

En cerclées de songes, le marais étale son herbu sans façon. Ici les histoires d’ô n’aiment pas se cacher derrière des écrans de fumée. L’amour et l’herbe c’est que de l’histoire naturelle qui n’a rien en commun avec les manuels qui savent pas dire autrement qu’avec des gants.

D’un regard fermé en direction des rumeurs, j’ouvre les yeux vers le large.

Que vois-je ?

Ta touffe frémir comme un nid qui, posé à la fourche des cuisses, s’offre à la caresse du vent.

Aussi loin que le nuage porte, les mouvements ascendants de ta jupe, font toute la différence entre un cliché pores no et la libération des idées qui viennent aux doigts quand on les oblige pas qu’à dire pouce..

Les enfants l’apprennent sans passage obligé par la case cours de morale.

Entièrement déplacée de son contexte.

Marie avec sa dinette et Joseph avec sa panoplie de magicien. jouent à pas apprendre à lire l’interdit et la défense de, en appliquant sans contrainte l’écriture automatique de la poésie. Au toucher le miracle de l’effusion se propage pour qu’au derme de leurs poussées, les fragrances innées, aient tout compris sans besoin de ce putain d’acquis.

Le Beau est à lui tout seul un archipel de compréhension mutuelle.

A jouer à construire qu’avec des cubes on multiplie les os par trois (rappellez-vous un certain cheval).

L’ouverture s’est trouvée mise à malles quand les gens bien comme il faut, se sont pris du besoin puritain de dresser le code de bonne conduite, tout ça pour cacher leurs déviances, la perversité qui les pousse à interdire le décolleté et la jupe à serre-volants.

M’enfin …

L’herbe sent l’animal.

Tu vois quand je navigue dans ton espace vers l’envie de toi, eh ben, je cherche jamais la sortie, parce que je sais que j’en verrai jamais le bout, que je tire des lofts ou que je m’encre ta page elle est toujours vierge de maux

 

Loisobleu

5 Août 2014