CHENAL


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CHENAL

 

Tes yeux sont sans heures

Aux aiguilles de tes cils

J’entends l’éthique tacs de ta poitrine

Balancer les grelots de ta course

A la croupe du rivage

Tirer les marées de la lune

Tu es là transparente

Dans l’invisible lumière

Au bord des jours

Aux petits-bois de nos fenêtres

Sur les corniches de mes vertiges

Toi au bout du long couloir sombre des nuits solitaires

Au rose des matins

Nous avons des lèvres d’interminables soifs

Deux langues de longues traversées

Au centre de nos silences

L’estran est de nos bois flottés l’arbre à médecine

Je nous a tend à tant

Allongés

Aux tiges de l’herbe folle qui barbe mon visage à ton ventre

Nue en lacets

Mes vertèbres te méandrent sans ahaner

Je te laisse ma main

Tremper dans ton encrier

 

Loisobleu

25 Juillet 2014

8 réflexions sur “CHENAL

  1. Merveilleuse renaissance portée par le rythme des vagues que l’océan pousse de ses reins au rivage accueillant, l’île est devenue l’aile…

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