ENTRE TIEN EMOI 33


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ENTRE TIEN EMOI 33

 

Je dévissais la toile de son cadre pour te mettre en tant libre. Oui celui-ci est ton corps t’avais-je dit, les doigts bleus  d’autan. Les pierres qui s’y superposent loin d’avoir roulées ont trouvé le blocage de voussure. Voilà qui me rappelle l’effet tympan de ta poitrine. A bouger des fois les choses se cognent dans un but constructif. Des meneaux ouvragés au calleux des paumes tiennent l’entrée de la lumière sur la façade principale, latéralement ta robe relevée a laissé l’imprimé de fleurs du tissu se répandre en un parfum sauvage jusqu’à l’arrière. Les mésanges bleues semblent fascinées, elles vont en tourbillons joyeux à l’abreuvoir. Reclus le cheval et moi sommes tombés au débouché d’un moment d’arrêt. Tu n’as pas mis plus d’un couplet à venir nous enchanter. Assieds-toi et reprenons cette conversation au sujet de la non-violence du corps soulevé par un tremblement sismique. L’analyse d’un ressenti paisiblement profond qui se met en ouragan bouleversant.

Niala-Loisobleu – 18/03/19

FEUILLETS D’ HYPNOS


René Char

 

FEUILLETS D’ HYPNOS

(fragments)

L’intelligence avec l’ange, notre primordial souci. (Ange, ce qui, à l’intérieur de l’homme, tient à l’écart du compromis religieux, la parole du plus haut silence, la
signification qui ne s’évalue pas.
Accordeur de poumons qui dore les grappes vitaminées de l’impossible.
Connaît le sang, ignore le céleste.
Ange : la bougie qui se penche au nord du cœur.)

Vous serez une part de la saveur du fruit.

Amis, la neige attend la neige pour un travail simple et pur, à la limite de l’air et de la terre.

L’acte est vierge même répété.

Le poème est ascension furieuse ; la poésie, le jeu des berges arides.

Si l’homme parfois ne fermait pas souverainement les yeux, il finirait par ne plus voir ce qui vaut d’être regardé.

Notre héritage n’est précédé d’aucun testament.

On ne se bat bien que pour les causes qu’on modèle soi-même et avec lesquelles on se brûle en s’identifiant.

Agir en primitif et prévoir en stratège.

Nous sommes des malades sidéraux incurables auxquels la vie sataniquement donne l’illusion de la santé.
Pourquoi •>
Pour dépenser la vie et railler la santé ?

(Je dois combattre mon penchant pour ce genre de pessimisme atonique, héritage intellectuel…)

René Char

 

 

 

Aimer

Le don sans demande de caution

Dans le noir de la tête le coeur s’auréole au pouls et en mesure

absente de hallebarde 

La générosité écorche à vif

sans doute pour désinfecter le mal d’aimer

A tout prendre

le mauvais choix que j’ai fait  de vouloir aimer sauve ma conscience et me guérit d’une lèpre incurable, comme je me doigts d’être pour me respecter.

Niala-Loisobleu – 18/03/19

NON DE PAS DE DEUX 


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NON PAS DE DEUX

Fléchissent des mouvement d’yeux papillons

Eclairs

Laser

Les couleurs liqueurs du piano-bar

menthe à l’ô grenade in

ambre chien et Lou

se mêlent ange et démon

Un soir de soie

noué sans l’autre

raye la piste du microsillon

Griffé d’un trait fauve en odeur de corde brûlée

où l’archet bute entre les genoux serrés d’une cambrure

bout des bras nylon gantés

Le fleuve sort du lit

La solitude d’un pas de deux fait delta

Niala -Loisobleu – 18/03/19

PAROLE DU MIROIR


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PAROLE DU MIROIR

 

Le fond des menthes emporté par les eaux

ces heures autres se dispersent dans la lézarde du repaire

un ciel sale laisse ses marcs au mensonge du philtre

le beau du poème pense à s’immoler au travers de la fenêtre condamnée

la manipulation s’est emparée de l’opinionpar la destruction laissée à son libre-cours

dans la cour j’ai été mutilé

double castrastion hommasse provenant d’une hermétique réaction à ma peinture.

 

Niala-Loisobleu – 17/03/19

 

 

 

DERIVES


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DERIVES

Délires d’haubans en rivalité avec les cris marins des oiseaux

La verticale des mâts oblique en diagonale

Voilà un ensemble de marche sur la tête où le temps joue à s’imiter de travers

La rafale abat  d’un tir au plus fort du nuage noir à bout portant

Le bouleau ventre blanc tend son contraste

Devant la fenêtre un bateau monte à l’étage l’instant d’un regard et disparaît

Le post-scriptum en perd la mémoire.

Niala-Loisobleu – 17/03/19

L’EPOQUE 2019/19 – « LA MAISON INTERIEURE »


L’EPOQUE 2019/19 – « LA MAISON INTERIEURE »

Voici « « La Maison Intérieure» » dix-neuvième de cette nouvelle Epoque 2019 avec Barbara Auzou.

C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires.

L’EPOQUE 2019/19

« LA MAISON INTERIEURE »
Niala
Acrylique s/toile 46×38
Encadré: 500,00 €
LA MAISON INTERIEURE

On le savait

Il nous faudrait prendre corps

Dans la fureur en jachère

De tout ce qui nous est interdit

Pour bâtir singulière la maison intérieure.

Alors nous remettions le couvert

Sur l’assiette immobile et familière

Qui nous offrait la face limpide de l’eau

En plein jour.

De hauts murs de sang protégeraient l’enclos

Suspendu aux hanches pleines du soleil

Comme à l’amour.

Le papillon ajourné de l’apaisement remettrait tout à l’heure

Un peu de ciel sur ses ailes et viendrait

Boire l’orage des mains dans le va-et-vient 

D’un instant qui nous laisserait passionnément démunis

 

 Et plus loin encore dans l’âme du fruit.

 

Barbara Auzou.