PRE HISTOIRE


Clavicula-Solomonis

PRE HISTOIRE

 

Les sables s’étalent, la dune avale la glisse, au terme d’une leçon de maintien des oyats s’allient aux palisses pour tenir l’ondulé libre.

Fût un temps d’examen de passage

les mains avaient un total respect général

 

Quoi qu’elles approchaient elles transformaient l’inerte d’une simple caresse

Tiens demande au cheval

quand du garrot la fleur à cinq pétales lui remontait au flanc du naseau

tout autour la mitraille pouvait tonner, la pluie battre le sol en boue, la sécheresse du champ retenir l’araire, le petit cheval doté d’un amour singulier tirait des reins pour.

 

J’étais à t’atteindre, horizontalement debout

l’impossible liaison entra par la forge de l’âge au brasier des coups sur l’enclume, l’âge de faire que nous donnâmes au dépourvu du naturel mit l’aura en son regard

l’eau changeant d’étiage

eut accès à l’île au Trésor.les poissons par bancs bordèrent les jardins publics de bassins sauvages d’élevage d’enfants que la lune paramétrait. La Cabale en fait état La Clavicule de Salomon..

 

Niala-Loisobleu – 24/06/19

 

BULLETIN METEO


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BULLETIN METEO

Le ciel est un mélange indécis dont seul le poids est visible

J’ai ramené les volets dedans et fermé la vue sur lui

A l’intérieur le cheval est tranquillement au frais sous le gros pommier

Le vent que la mer jette à la côte lui dresse le crin

On entend chantonner les marguerites devant l’amarre du premier village

L’école est bientôt finie les enfants roulent des bottes de la moisson en se lançant des boules de glace. Les petits-bateaux prennent la couleur du champ qui s’éveille en eux. Comme les cerises, les oreilles sont à l’écoute d’une éternelle chanson d’amour. Un poisson traverse l’atelier en courant…

Niala-Loisobleu – 24/06/19

 

SE RENDRE VERS


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SE RENDRE VERS

 

En se retirant l’air à mélangé les directions au carrefour

cherchant sous les flèches d’antan

dans un vieux carton à dessin

l’arc d’anciennes cathédrales esquissé

le carquois plein réarme l’instrument à corde de l’élan de tir

A la montée des voûtes sur cette lumière tenue en vitraux

l’édifice du choeur escalade de ses voix pour respirer

J’irais revoir ma Normandie

mon Capitaine

ses dauphins

dans le sens d’une visite à Victor

du belvédère où le regard battu par les vagues peut dépasser l’immobilisme des situations présentes. Les oiseaux marins en formation aérienne sur les mâts cargués tournent en manège pour l’apprentissage des mousses. Le sillage de ceux partis plus avant s’étale en signe initiatique de voyage. Les éléments constitutifs font un logo. Le sens se déroule sur la carte

Ta figure proue, Ma…

 

Niala-Loisobleu – 24 Juin 2019

 

 

NOUS AVONS


René Char

 

NOUS AVONS

 

Notre parole, en archipel, vous offre, après la douleur et le désastre, des fraises qu’elle rapporte des landes de la mort, ainsi que ses doigts chauds de les avoir
cherchées.

Tyrannies sans delta. que midi jamais n’illumine, pour vous nous sommes le jour vieilli; mais vous ignorez que nous sommes aussi l’œil vorace, bien que voilé, de l’origine.

Faire un poème, c’est prendre possession d’un au-delà nuptial qui se trouve bien dans cette vie, très rattaché à elle, et cependant à proximité des urnes de
la mort.

Il faut s’établir à l’extérieur de soi, au bord des larmes et dans l’orbite des famines, si nous voulons que quelque chose hors du commun se produise, qui n’était que pour
nous.

Si l’angoisse qui nous évide abandonnait sa grotte glacée, si l’amante dans notre cœur arrêtait la pluie de fourmis, le Chant reprendrait.

Dans le chaos d’une avalanche, deux pierres s’épou-sant au bond purent s’aimer nues dans l’espace. L’eau de neige qui les engloutit s’étonna de leur mousse ardente.

L’homme fut sûrement le vœu le plus fou des ténèbres; c’est pourquoi nous sommes ténébreux, envieux et fous sous le puissant soleil.

Une terre qui était belle a commencé son agonie, sous le regard de ses sœurs voltigeantes, en présence de ses fils insensés.

*

Nous avons en nous d’immenses étendues que nous n’arriverons jamais à talonner; mais elles sont utiles à l’âpreté de nos climats, propices à notre éveil comme
à nos perditions.

Comment rejeter dans les ténèbres notre cœur antérieur et son droit de retour?

La poésie est ce fruit que nous serrons, mûri, avec liesse, dans notre main au même moment qu’il nous apparaît, d’avenir incertain, sur la tige givrée, dans le calice
de la fleur.

Poésie, unique montée des hommes, que le soleil des morts ne peut assombrir dans l’infini parfait et burlesque.

Un mystère plus fort que leur malédiction innocentant leur cœur, ils plantèrent un arbre dans le Temps, s’endormirent au pied, et le Temps se fit aimant.

René Char

 

 

A la vérité, je choisis ce Char limpide à l’adresse d’égarés (ées) mais la vérité ne change rien à l’idée que l’on donne à ceux qui s’en font une de nous et qui n’a rien à voir avec ce que nous décidons d’être en tout état de cause. Les obstinés (ées) qui ne veulent que comprendre leur idée et la suivre à côté peuvent menacer, rien ne change au fait que nous savons que toute incurie ne mène à rien. Je ne fais rien sur ordre et sous pression quelconque, je fais de ma propre initiative.

Niala-Loisobleu – 23/06/19

SOIF D’AMOUR


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SOIF D’AMOUR

 

Les oreilles basses

une estouffade climatique assomme les plantes

la caresse en supplique elle en appelle de soif

l’être de jardin branché à ce courant

se tend

que la main porte l’arrose en mouvement

je te regarde

l’enfant ne sait pas ce qu’est ce monde

porte lui de toute ta vibration l’air qui lui manque et dis-moi

 

Niala-Loisobleu – 23/06/19

CYCLES


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CYCLES

 

Devant la maison personne ne passe encore

seule la mer va-et-vient de son rabot

en tirant la lune à la ficelle

Eteint le feu de St-Jean

reste un grillon à entrer dans la maison

Un jour des enfants nés d’hier

sauteront à leur tour

 

Niala-Loisobleu – 23 Juin 2019

ENTRE TIEN EMOI 108


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ENTRE TIEN EMOI 108

HISTOIRE  DE TERRE

Prenant la tuile faîtière pour rive j’ai vu par-dessus le mur l’envol sauvage d’un repaire de merles dans les brins les brins tressés qu’ils coupent du bouleau.

J’ai regardé tes marguerites se faire la montée vers la butte. Me suis assis sur une pierre à banc que le chèvrefeuilles avait en partie laissé de côté. Bien qu’il n’y en eu plus dessus, je t’ai prêté mon cerisier histoire d’avoir une raison de te manger le dessous d’oreille. Ta nuisette au jardin ça ne laisse rien en blanc sur la peau, surtout quand tu arraches la mauvaise herbe.

Ce soir ils vont nous faire le zim-boum-boum du feu de la St-Jean. Histoire de marier l’année avant sa fin, on ferait bien le sacrifice du dérangement de sono et de friture.

Me reste à revenir en arrière sur La clavicule de Salomon, figure toi qu’en me venant, ce titre à soulevé une émotion d’abondance en terre de sécheresse , alors j’ai suivi la force de cette pulsion pour repartir de zéro.

Niala-Loisobleu – 22/06/19