ESPACE LIBRE


ESPACE LIBRE

L’arôme du premier regard porte encore la fumée du café. Idées claires tournées à la petite cuillère. Des parts de pas fini se balancent dans les espaces non remplis. Par la spirale, je regarde venir ce qui n’a pas encore de forme définitive. Les carreaux baillent aux corneilles. C’est le moment où le pont n’est qu’un gué. Quoi qu’on veuille faire, il faudra bien se mouiller les pieds. L’espace est à définir.

Où est l’ombre

d’un objet appuyé contre le mur ?

Où est l’image

d’un miroir appuyé contre la nuit ?

Où est la vie

d’une créature appuyée contre elle-même

Où est l’empire

d’un homme appuyé contre la mort ?

Où est la lumière

d’un dieu appuyé contre le néant

 

Dans ces espaces sans espace

est peut-être ce que nous cherchons.

Roberto Juarroz

Notre recherche est liée à celle de l’Autre. Deux jambes pour deux corps c’est musclant pour deux bras. A la tête du mur, l’ombre du cadran va prendre son pied. Pourvu que le ciel soit clair. Le volet claque le postérieur de la façade. L’empreinte des doigts marque la correction. Ouverture au trépan. Déballage de boîte crânienne.

J’ai déjà le dessein de la peinture. La route va faire sa toilette. Dans la maison Bleue Frida sort de son corset.

Niala-Loisobleu – 21 Août 2017

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UN CAILLOU DANS LA POCHE 4

Où que je sommes je vous être.Vélo à roues, Pédale yéyé tout au long d’un long fleuve. Source / Estuaire/ Navette. L’ô debout c’est auto-éclusant. La grenouille par l’échelle à poissons marche de pair avec la pêche à la baleine. Avez-vous un sombre cumulus dans la culotte de ch’val ? Alors cliquez pour changer de page, je ne soigne plus les malades du bulbe. Je retraite. Les réparations de bien-être c’est affaire personnelle. La peinture c’est difficile d’en vivre. Pourtant malgré l’absence des avantages sociaux, ça vous transforme en Urgences pour sortir de la merde ceux qui ont le culot d’en vendre de la très mauvaise. Tout ça pour ça : t’es sensible  à saigner, t’es généreux, t’es con par savoir. Et le pire: t’es humble. Alors que les boiteux ont un culot indécent qu’ils exhibent plein champ. Je roule dans les luminaires. La nuit comme le jour. Que les étoiles en descendent dans les réverbères allumer les rues de rêves à monter soi-m’aime. Artiste c’est pas un métier, c’est un sacrifice. Ce qui explique toute la différence de la vision que ça donne de l’humain.Pédale mon Alain, pédale, avant que ta poche soit percée.

Niala-Loisobleu – 19 Août 2017

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Un Caillou dans la Poche 4

2017 – Niala – Acrylique s/Canson marouflé, encadré s/verre 40×50

Du goût de la bouche


Du goût de la bouche

Avant la sortie du journal, le goût de la bouche dit le ton du jour au réveil. La langue est une mémoire sans failles. Rien qu’à la façon dont elle pèse, on sait qu’il ne faudra pas compter sur un traitement de faveur. Tant qu’elle parle pas à l’encan, elle reste entière. A poil d’une vérité toute mouillée, qui ne joue pas à la pucelle outragée. Ô que c’est bon la langue de vos…

Icelle qui se prend pas pour une autre, qui roule pour soie. Qui n’entre pas toujours en représentation, pire cabot, jouant de la pédale ouah-ouah. Ainsi le dédoublement pour cause d’excès de vitesse est pas dépassé. Faut dire que la manie de vouloir se prendre pour un autre, est le moyen le plus usité par ceux qui n’arrivent pas à devenir eux-mêmes. Pas en corps débarbouillé, que la plume d’un chapeau de paille vient offrir son prête-nom. Le couard se lance à l’escalade des sommets à l’aide de son fantasme d’homme-araignée. Biloute ouvre un sex-shop. Et que je t’en tartine à l’ombre portée…Bon jour Frankeinstein ! Liches-moi !

Niala-Loisobleu – 19 Août 2017

15.08.2016 - 1 (1)

PLANCHE SANS VOILE


PLANCHE SANS VOILE

Les bruits de tes jambes

abandonnés au mouvement de hanches des marées

marquent le tempo

C’est vrai que tu craques

bien qu’étant pas de bois

Je m’émerveille

à chacune

de tes phases de lune

en reluquant tes fesses vaquer d’un quartier à l’autre

t’es mon lèche-vitrine

 Te voir hâler et venir

entre trois boutons défaits

explique le désir naturel

qui pousse tes seins à pointer du né

Cet entre vu

de ta peau

m’arrache le tapi des vertèbres

au poing de me pousser les ongles

Tu le sais et n’en dis rien à personne

ignorant les strabismes de leurs fenêtres embusquées

L’impudeur de ton intimité

me rend plus cru qu’un légume de compagnie

 les deux pieds pris dans ton vase

Niala-Loisobleu – 18 Août 2017

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J’ai mil’bornes


 

J’ai mil’bornes

L’accent des marchandes de quatre-saisons des trottoirs de ma liaison profonde avec une vie exceptionnelle est toujours resté dans mes bagages. L’image qu’il a imprimé sur la couche sensible de mon enfance est demeurée fraîche, s’adaptant sans dévoiement au tracé du jour du fil du temps. Je pense que la personnalité de l’être telle que pré-enregistrée dans ses cellules ne subit pas de modification de fond durant toute la durée de sa vie.. Elle s’adapte. Sorte de mimétisme se montrant automatiquement pour faire face à la présence d’un prédateur. L’Homme réunit l’ensemble de ce qui m’intéresse. Vaste sujet, que l’évolution dans son accélération érosive rend plus passionnelle avec le temps qui passe. Un tableau qui marche comme un train, Combien de wagons ? Je ne conte pas, je vis la couleur du tant.

Niala-Loisobleu – 16 Août 2017

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J’Ai Beau


J’Ai Beau
Je sais avoir découvert le Beau tout petit. La Beauté dans son ensemble, incommensurable espace , qui ne se réduit pas dans l’attente que j’en ai, se réduit en revanche  dans l’esprit de ce que l’Homme en fait . Pas besoin de recherche, au premier regard j’en ressens la présence ou l’absence Reposant sur le fondement esthétique inné, ça se cultive à partir de son concept philosophique.
La vérité ? Je ne triche pas avec.
Les coups de marteau des artisans de la Rue de Verneuil m’ont appris qu’un fauteuil Louis XV ne pouvait pas exclure l’âme de la gouaille des blanchisseuses troussées dans la vapeur des coups de battoir. Levant le nez, les façades donnent une allure aux chambres sous les toits, qu’un faux-cul de bourgeoise n’aura jamais. Il y avait des avaleurs de sabre dans mes grands-boulevards, mais je n’ai retenu que les soupirs des bancs publics. Des réverbères se penchant la tête à nager dans la Seine, il me reste les lucioles faisant le tour du cimetière. La lune déshabillée une nuit entière, quel voyage à respirer l’aisselle pour que le rêve ne s’évanouisse pas. Et une découpe d’arbre en silhouette d’une ombre chinoise, c’est quelque part Léo qui ouvre son piano aux indigents de la pensée traversière. On ne fait que passer, ma parole j’suis sûr que ça fait plusieurs fois que j’viens.
Le Beau n’en finit pas de devoir s’apprendre.
Niala-Loisobleu – 15 Août 2017
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