J’AI ENVIE


J’AI ENVIE

Aujourd’hui je fête le vrai, rien qu’à cause d’une décision que je décide…parce que j’ai envie de roses sauvages. De l’églantine qui sait rien du cadeau marchand, qui se fout du parce qu’il y a un motif public. Et merde je veux pouvoir embrasser partout, du haut en bas, sur les côtés, devant et derrière. Comme si j’disais « Bon Anniversaire » de vrai. C’est vra. J’aime le vrai. A cause de l’obstination que la société a pour tout faire disparaître au profit d’une illusion qui tient jusqu’à la fin du jour. Hier, je les ai surpris en flagrant délit juste au 23ème coup minuit, étalant de la fausse mauvaise herbe, sponsorisés par une chimiste plus louche qu’un enfant de putain levant la main à la barre, en jurant être innocent. Néanmoins, si un lecteur parmi vous peut signer ne croire pas plus en Macron, que dans les leurres qu’il met à se porter garant du dernier visé du Canard, je lui refilerai une image bénite de Brigitte quand au bar d’eau elle était au contoir des seins trop pèzes. Non le PVC ne reprend pas sur les tombes pour faire croire au souvenir éternel que l’on garde du défunt que l’on a passé sa vie à détester. J’appelle un chat un chat, et crois-moi y a pas que mon petit doigt qui sait de quoi il parle.

Niala-Loisobleu – 27 Mai 2017

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REVOLUTION SOLAIRE


REVOLUTION SOLAIRE

Déchirée du mât de nuit, la voile, robe blanche, a traversé les vagues, pieds nus. Seul les battements de la lumière marchaient à l’amble d’un anniversaire consacré à rien de général. Dialogue d’un tête à tête onirique, les mots avaient des écailles roses que le bleu de l’ô faisait trembler d’émotion entre les palmes des cocotiers de ma déraison.

Niala-Loisobleu – 27 Mai 2017

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IMPRESSION PREMIERE


 

IMPRESSION PREMIERE

Des losanges tapissaient les franges de ses cils. Elle s’appelait pas comme tout le monde, fallait savoir comment s’y prendre. Le brun de ses longs cheveux blonds me rappelait toujours qu’il y a qu’avec la bière que tu sais tout de suite la couleur. Mais trouver le pigment naturel dans les mélanges, c’est tout un art, un solfège appris de mon père, puis plus tard à l’Ecole des Beaux-Arts. En voilà une richesse. Apprendre le beau, c’est entrer derrière le contoir pour trouver le juste mot. Surtout que les rues elles-mêmes, n’offrent plus la différence. Les néons écrivent en capitales de minuscules propositions. Il y a eu les façades et leurs encorbellements, à présent elles tiennent juste le temps de vendre, avec un slogan. Ce soir l’envie de faire l’amour change les draps. La fraîcheur de l’herbe où ta peau a décalquée ses pores en l’absence de dessous, fait planer des secrétions à nulle autre pareille. C’est vrai, toi tu sens la femme au premier abord quand je mets pieds à taire. Le sac laissé en consignes d’un quai de quelque part. L’île où j’ai ma cale. Dire comme t’es vraie malgré les appâts rances que la société de consommation balance. Je cabane habillé en peau de fleurs et ça ne choque personne.

Niala-Loisobleu – 26 Mai 2017

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AVIS DE DEMENTI


AVIS DE DEMENTI

Quand on distingue

l’odeur s’encre claire

Quand on tâtonne

la vision se renverse en buttant

Des rumeurs boulevardent

la vérité entre en garde à vue

J’ignore tout de cet individu

qui est contrefaçonné à ma place

dans une tentative de récupération

Je suis ton père mon fils

pas l’instrument de ta femme

Niala-Loisobleu – 26 Mai 2017

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Le Petit Papillon Bleu


Par le gros oeil de bœuf, la mansarde se laisse aller. La chaleur au dehors moite les zèles, juste ce qu’il faut pour oser. Le vent mutine, le ballet des fourmis s’enhardit des tutus sur la pointe des grands écarts. Sortis des soutifs de la haie, des seins fleurs halètent. Ils ont vu les acrobaties du petit papillon bleu. Leurs petits bouts se tendent comme un suc de grosse fraise. Le voici héros sans l’avoir cherché. Mais qui pourrait s’en plaindre. Ses ailes rieuses en font un manifeste de joie de vivre. Je n’ai que rêve en état permanent au jardin, dit-il en virevoltant !

N-L – 25/05/17