Contresens de la Présence


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Contresens de la Présence

 

Elle passe, le corridor l’avale, avec les patins ses pieds n’ont laissé que des foutoirs d’idées sans queue ni tête. – sujet à discussion d’un jeu de lettres cherchant ses mots – accompagnée de la dernière mouche sur la porte la clef tourne. Le végétal déborde du cadre de verre minéral, sous le tivoli les chrysanthèmes densent.

Agaçant..

La lune est à refaire. Sortir de soi en étant plus dans ce quartier,  c’est impossible à exprimer. Jour de fête ou pas, es voisins continuent de l’ignorer

La présence n’est plus ce qu’elle était.

Niala- Loisobleu – 18/10/17

Rides du temps


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Rides du temps

Plus je crie plus le vent est fort

La porte se ferme

Emporte la fourrure et les plumes

Et le papier qui vole

Je cours sur la route après les feuilles

Qui s’envolent

Le toit se soulève

Il fait chaud

Le soleil est un aimant

Qui nous soutient

À des kilomètres

J’aime le bruit que tu fais

Avec tes pieds

On m’a dit que tu cours

Mais tu n’arriveras jamais

Le vieil amateur d’art a un sourire idiot

Faussaire et cambrioleur

Animal nouveau

Tout lui fait peur

Il se dessèche dans u musée

Et participe aux expositions

Je l’ai mis dans un volume au dernier rayon

La pluie ne tombe plus

Ferme ton parapluie

Que je voie tes jambes

S’épanouir au soleil

Pierre Reverdy (La Lucarne ovale, dans Œuvres complètes, I)

 

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Pris de folie, l’arbre s’arnacha et monta dans le gros avion pour sauter en parachute, inspiré par le mouvement automnal.

  • A mis l’pied. ?
  • J’sais pas. Impossible de savoir l’altitude à adopter.

Cette vague m’en fit voir tant qu’à part une peau de vache en fleur de Tonton Georges, je crois pas avoir mis mon nez dans un pareil monologue du vas geint.

C’est pas dur plus tu nageais à toucher la côte, plus tu te retrouvais au plus loin de la vue du premier cocotier.

Une sorte de film à rembobinette.

Oh, les stries que ça laisse, j’te dis pas. Que ta gueule on dirait une coupe de montagne avec ses strates.

  • Sioux plait, m’entendis-je interpeller par l’indien qui faisait concierge dans le scénario. Vous allez où là ?
  • Ben……….

Réalisant que je grattais son absence comme dans une case de loto de présence aléatoire, je descendis de la vague de la plage, m’ébrouais comme le clébard qu’on fait courir pour le fatiguer afin d’être peinard et relevais le store de la marée basse pour jeter un oeil sur la ligne de vie en attente.

Et de la pluie revenue, devant la pierre, un brin d’air reverdit.

Niala-Loisobleu – 18 Octobre 2017

 

Un si grand petit Mot


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Un si grand petit Mot

 

Le petit bout de papier plié, un bord du bateau qui commence. On gratte les mousses du coin d’ombre, caresse l’arbre sous l’écorce. Tu sens comme ça bat ? Rappelles-toi les bas-flancs des baraquements, la peur gelant la raison même du sang,. La voix de dogue des coups de bottes, l’haine du matricule tatoué  à la hauteur du pouls. Il a tellement neigé sur la vie qu’à la faim on rêvait de fin.

Jusque là où ? D’où vas-ton ? Où c’est le mal moins  ?

Elle m’a dit n’oublies jamais. Je parle bien sûr de ma vie. Qu’est-ce que je ferais du désespoir d’une promesse de pute qui n’as rien que de gratte ?

Qu’il m’appartient ce grain de  le planter.

Dans l’inimaginable pouvoir inventif des moyens de torture et de destruction que l’homme s’applique en en voulant toujours qu’aux autres, si j’avais pas confiance dans mon pouvoir de planter mon existence dans une île qui s’rait pas une traînée d’archipel, qu’est qu’elle orée ma gueule ?. Dans ce trou d’ô qui lave autrement les pieds qu’un Dimanche pascal. Ah les p’tites en glaise pour le bourrage de pipe ça t’ébranle le carillon comme un Westminster. Zazie aile c’est pas que le métro, sa sueur, son contact de boue. C’est Cerise qui te fait l’amour sans tirer la gueule à cause des mi-graines, non, c’est fastoche parce que c’est dans ses gènes, naturliche comme un pont c’est l’Espoir, ce qui relit deux fois, avant de se mettre le corbeau dans la boîte à l’être.

Niala-Loisobleu – 17 Octobre 2017

 

T’es beau qu’elle m’a-dit R’heureusement, j’suis pas légionnaire que j’lui répondis


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T’es beau qu’elle m’a-dit

R’heureusement, j’suis pas légionnaire que j’lui répondis

A la page ouverte du livre fermé, l’odeur de l’écrit ne baisse pas la tête. Il ne faut pas croire que mon bateau de papier chevauche les prairies d’un océan qui n’existe pas. Là où j’habite il y a une vie sur la carte au milieu de lieux clos d’émotions. Sur ce qu’il reste d’un arbre après la tonte, on trouve que le rabattu rance du mou ton. Sous un ciel qui citronne les bancs de phoque sur les langues de sable d’une large perspective, il y a des empreintes d’enfants qui restent sorties de l’école. C’est au cours  d’un devoir de conte que la maîtresse a ouvert la cage. Des phrases se sont mises à rouler les mots comme des calots, agates aux yeux vers ont dit des grains de virgules, entre parenthèses. Sous la poussière de ma vieille boutique, elles sont toujours attachées à un immense par le fait du simple, mes histoires vécues. Ruines dont l’âme demeure éternelle. Comme un être cher qui n’étant plus de l’état civil demeure néanmoins actif par tout ce qu’il agite en vous. Juste par la grâce des vertus qu’il avait en lui. Parce que la vertu ça meurt pas, c’est exprès pour faire la différence avec le vice qui fait fureur chez les toxiques. Que pourrait-on espérer d’un être nuisible ? La semaine prochaine je sors mes images au fil du caniveau. Je sais par expérience que j’ai rendez-vous avec l’extraordinaire.

Niala-Loisobleu – 17 Octobre 2017

 

Ton Pendu


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Ton Pendu

 

Ourlée de poussière d’étoiles et d’herbes de comètes joueuses,

l’aubade du matin a les yeux verts de prose,

quelques oranges vibratiles aux branches du paradis

sont sorties d’un seul cri de la spirale du cahier, l’élan propulsé hors des limites du bienséant.

De l’eau jusqu’à la tasse des écailles, sous le cuir factice d’une âme appeau de fleur, la radio débite les infos à grands renfort de spots publicitaires. Enroulée en volutes de fumée la sève nicotine sa piquouze de nitrate à l’artère qui avale cul sec la connerie qui rapporte, sans demander son reste.

Des vents, que l’abruti que je suis garde comme fanons en grand pavois sur l’écoutille ouverte d’une vue optimisée, tiennent à flot malgré les risées du voisinage, contraires à la navigation à voile. Les nageoires dorsales de tes cuisses ont des sautillements de brasse papillon quand tes yeux gourmands m’ouvrent l’écluse aux regards transhumants d’une chanson de Prévert

Niala- Loisobleu – 16 Octobre 2017

 

Du haut de la nuit


Du haut de la nuit

Jardin suspendu aux courbes d’un arc-en-ciel,

qui va cerf-volant

Au bout de ma ficelle vagabonde, libre, je vais vers une tolérance,

ouverte à nos mains jointes,

recoudre la déchirure de nos poitrines malmenées.

Je franchis  les ronces cachées dans la transparence du simulacre.

Niala-Loisobleu 16 Octobre 2017

 

Rien que Soi Être


 

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Rien que Soi Être

Contre mes verres embués

ses seins fumaient de l’haleine

de ma consommation répétée

Butant à la hanche de son quai, la coque  de mon corps éperdu ahanait en longs bruissements.

Très loin les distances furent effacées avant que le matin ouvre les yeux. Impossible aujourd’hui de savoir si je suis sorti d’ailes, un ensemble d’émoi n’a pas touché terre. Je vole à l’étalage de mes pensées. Il parait qu’un fantôme épris d’un bateau traverse les océans jour et nuit. Bien que Capitaine il se pourrait que je mousse encore apprenti. Où débarque-on quand on mourre d’amour ? Ni un trou, ni le crématoire doivent pouvoir vous décoller de ce coït ininterrompu de vivre. Si on a aimé, chien on reste par reconnaissance. C’est une idée érectile qui se développe en moi. Illumination de la petite-mort. Je me souviens au début, il y a des lustres de ça, je rosissais des joues devant la grainetière quand, la mandant pour me recharger en pigments, je voyais ses yeux s’écarquiller en visualisant le rêve que j’avais gardé surmoi. A présent l’innocence qui ne me lâche plus m’a ôté toute réaction faussement honteuse.

Niala-Loisobleu – 15 Octobre 2017